Revue film

Les Gardiens de la Galaxie

Les Gardiens de la Galaxie

Mister Stark, you’ve become part of a bigger universe, you just don’t know it yet.”

C’est sur cette phrase qui, à la fin du générique d’Iron Man, ne devait initialement être qu’un simple clin d’œil aux fans, qu’une gigantesque entreprise a vu le jour au sein de Marvel Studios, la branche liée au développement cinématographique des licences de la maison-mère.


The B TEAM

Depuis le succès inattendu d’Iron Man premier du nom, Marvel Studios s’est ainsi lancé dans une glorieuse croisade : mettre en place un univers cohérent, adaptant un grand nombre des personnages les plus acclamés de son patrimoine, tout en les reliant les uns aux autres. Iron Man donc, mais aussi Captain America, Thor, et bien évidemment Hulk. Le dénouement, l’apogée de cette phase, a bien évidemment été The Avengers de Joss Whedon, sorti en 2012. Toute la Phase 1, d’Iron Man à Captain America s’est ainsi concentrée vers ce simple objectif, connectant les films les uns aux autres notamment par l’intrigue du Tesseract, un cube fictif aux propriétés incroyables.
Si la Phase 2 a dû faire face à une double problématique post-Avengers (comment reprendre ses personnages dans des intrigues indépendantes, mais aussi comment les préparer à Avengers 2, dont le trailer… AAAAAAAAAAAAAAH !), elle a également su regarder ailleurs dans les Comics. C’est ainsi que Les Gardiens de la Galaxie sont nés.

Les Gardiens de la Galaxie, c’est la version bras cassés des Avengers, et à une échelle galactique. Un curieux mélange. C’est notamment au Comic-Con 2012, dans la foulée de la sortie d’Avengers, que Marvel Studios annonce l’adaptation par James Gunn, à ce moment-là relativement peu connu du grand public, de cette équipe peut-être pas aussi connue que les Vengeurs, mais tout aussi… détonante !
Deux ans plus tard, Les Gardiens de la Galaxie sort en salles, après un teasing savamment orchestré (si vous ne fredonniez pas de temps à autres Hooked On A Feeling de Blue Swede, c’est que quelque chose n’allait pas) au cours des derniers mois. Un teasing qui, disons-le franchement, n’a pas menti sur la marchandise !

On s’assoit et on se détend

Car oui, Les Gardiens de la Galaxie, c’est une petite bombe remplie de batailles spatiales, d’effets spéciaux bien foutus, d’un univers qui respecte bien les comics originaux et surtout, SURTOUT, d’un humour ravageur ! Des mots du réalisateur, le film a avant tout été construit comme une comédie, et ça se voit ! Et c’est, en un sens, la grosse critique que l’on peut adresser à ce film.

Si l’humour fonctionne extraordinairement bien et ce grâce à l’écriture des personnages ainsi qu’au jeu des acteurs, il n’en reste pas moins que c’est le scénario qui en pâtit un peu, et ce sous deux aspects : d’une part, celui-ci ne se veut pas tellement retord. Non pas que le teasing laissait présager une intrigue alambiquée, mais atteindre un tel niveau de simplicité, c’est presque désobligeant. L’histoire est bête comme tout : Ronan dit L’accusateur est à la botte de Thanos (le véritable antagoniste de The Avengers) et a pour mission de retrouver un artefact nommé l’Orbe. Il envoie donc Gamora, sa subordonnée et accessoirement fille adoptive de Thanos pour trouver l’Orbe. Or, Star-Lord (Peter Quill), un hors-la-loi, a mis la main dessus avant elle. S’enchaîne une série de galères où Peter et Gamora se font capturer par Rocket (un raton laveur avec des gros flingues, oui oui, des GROS FLINGUES !) et Groot (un… arbre qui ne peut répondre autrement que par « I am Groot »), son acolyte, qui eux-mêmes se font arrêter par le Nova Corp, une instance galactique. Tous finissent en tôle et rencontrent Drax, qui ne rêve que de vengeance envers Ronan pour avoir assassiner sa famille. Après une évasion assez casse-cou, ils atterrissent chez le Collectionneur qui leur apprend que l’Orbe est en vérité une pierre de l’infini. Les pierres (le Tesseract étant l’une d’entre elles) sont convoitées par Thanos pour diriger l’univers. Ronan arrive à mettre la main sur l’Orbe, et apprenant la nature de celle-ci, décide de ne pas la remettre à Thanos, préférant s’en servir à ses propres desseins. Et c’est là que se constitue en définitive véritablement l’équipe de la Galaxie.
BREF ! Vous l’aurez compris, on aurait pu tout aussi bien vous dire « Ronan, c’est le méchant, et les Gardiens, c’est ceux qui sont là pour lui en foutre une », ça serait revenu au même.

Ronan n’étant pas, à l’instar de Malekith dans Thor Le Monde des Ténèbres, un antagoniste charismatique, et le scénario tenant sur une ligne, on aurait espéré une narration qui introduirait un peu de complexité à l’intrigue. Hélas, il n’en est rien : la narration est faite pour que tout soit instantanément compris. Tout est très clair, limpide, et faite afin que tout le monde, les enfants en premier sans doute, puisse comprendre. Un des premiers signes de la reprise de Marvel Studios par Disney sans doute…

En conclusion…

Mais c’est un point à nuancer. Si la narration est lisse, cela n’enlève en rien de la qualité de ce véritable divertissement ! Il paraît vraiment difficile de s’ennuyer en regardant ce film autrement qu’en n’ayant vu les autres films du CMU (Cinematic Marvel Universe) ! Bien évidemment, ce point dépendra de tout un chacun.

Il n’en reste pas moins que Les Gardiens de la Galaxie est une petite pépite de bonne humeur ! Que ce soit pour sa bande-originale dont on ne peut plus se lasser une fois écoutée, pour les acteurs/personnages et leurs interactions, pour son humour, pour chacun des petits moments de gloire des cinq personnages, pour les deux petites minutes où l’on voit Thanos dans toute sa splendeur, pour sa scène finale, Les Gardiens de la Galaxie est un film à voir !

Et puis vous savez… IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII’M… HOOKED ON A FEELING!

 


avatar Maxime le 17/03/2015  -  commentaires

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