Revue musique

John Carpenter - Lost Themes

John Carpenter - Lost Themes

Il est difficile de faire le tri dans toutes les pensées qui s’animent quand on songe à John Carpenter. Pour autant, ce que l’on peut dire assez clairement, c’est qu’au travers des images fantastiques – et souvent apocalyptiques – de AssautNew York 1997(de sa suite Los Angeles 2013), The Thing ou encore L’antre de la folie – pour ne citer qu’eux – surgit inévitablement l’idée que cet homme est un des plus grands cinéastes de notre temps. Un dieu vivant, foulant la terre au même titre que nous.
On pourrait passer des heures à parler de ce monument du cinéma – et on le (re)fera un jour, il faut bien se rendre à l’évidence -, mais ce n’est pas l’objet de la chronique d’aujourd’hui.

En plus d’être clairement le maitre de l’horreur, John Carpenter est également le maestro de la quasi-totalité des B.O. de ses films. Des B.O. qui ont quasiment constituées un genre à part dans le genre « musique de film ». Mais encore une fois, on s’écarte un peu du sujet.


« Lost Themes » n’est pas une bande originale, mais bien un album studio à part entière, une sorte de boîte de Pandore dans laquelle se trouveraient quelques-uns des joyaux secrets et maudits de la couronne sacrée de la musique électronique et rock.

Tous, sans exception, génèrent des sensations étranges, à la fois anciennes et nouvelles – car oui, l’horreur au cinéma s’est prostituée depuis un certain temps maintenant -. Noirs, ténébreux, mystiques, chaque morceau envoute autant qu’il terrifie, immanquablement.
Ainsi, des 9 pistes que contient l’album, on en retiendra en particulier 4.
Vortex, introduction sous tension sacralisée par un double crescendo piano/synthétiseur des plus remarquables.
Un peu plus loin, Abyss, track inquiétante, lente mais pleine d’une énergie noire
Juste après, Wraith, sorte musique diffuse cosmologique de Los Angeles, ville de prédilection à l’œuvre de Carpenter, sublimée par un solo de guitare électrique complètement démentiel.
Et puis Night, dernier tour de piste à l’album. Et là, le clip ci-dessous exprime ce qu’aucun mot ne pourrait, nous contraignant à ne plus rien… ajouter.

 


avatar Maxime le 16/07/2015  -  commentaires

commentaires

Commentaire ajouté avec succès