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Stumbleine - Infinite Overcast

Stumbleine - Infinite Overcast

Pas évident de drainer des informations à propos du présent album. Voici néanmoins ce que l’on sait. Derrière Stumbleine se cache un anglais, Peter Cooper, qui a à son actif foule d’EPs et d’LPs plus ou moins passés inaperçus. Il aurait commencé en 2012 avec un premier album, « Spiderwebbed », puis aurait réitéré l’essai en 2013 avec « Dissolver ». Le troisième long-format, « Infinite Overcast », sorti récemment, semble être la preuve que bon nombre de mélomanes (à peu près 25 000 sur SoundCloud et un peu plus sur Facebook) apprécie son travail. Nous en faisons partie.

« Infinite Overcast » est clairement un album fait pour la route des vacances. Le genre de musique qu’il fait bon écouter en direction de Bandol où l’on ne sait où, à quelque heure de la journée. Une trentaine de petites minutes qui sentent bon le bonheur, quelque part entre « The English Riviera » de Metronomy, « Nabuma Rubberband » de Little Dragon ou « Gossamer » de Passion Pit.
Adora Skyline, l’introduction, arbore d’emblée une atmosphère aérienne et légère, le genre de track qu’il vous faut mettre le matin dans votre bagnole si vous venez à être coincé dans les bouchons, prêt à bondir sur le premier connard vous faisant une queue de poisson. Une ambiance que l’on verra resurgir à quelques reprises (SkeksisExit Sandman) au cours de l’album. Mais siStumbleine manie aussi bien l’art de porter en musique l’idée de bonheur, il le fait tout aussi bien avec celle de nostalgie. Les exemples concrets de ce talent étant AbacusThe Great FloodCamber ou encore Brunette (ces deux derniers semblant sortir d’une version alternative de la B.O. de Lost In Translation de Sofia Coppola).


À ces trois références citées précédemment s’ajoute également un côté très London Grammar avec Thawn qu’on dirait tout droit sorti de leur dernier album, « If You Wait ». Un morceau qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ne nuit absolument pas à l’identité que cherche à créer Cooper, mais au contraire s’appose dessus sans prendre trop de place.

Avec sa pochette rappelant évidement nos vieux jeux d’arcade sur Gameboy, « Infinite Overcast » nous rappelle l’impatience des enfants que nous étions, d’être en vacances, de partir loin. Une époque révolue, mais ô combien plaisante…

 


avatar toregua le 31/01/2016  -  commentaires

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