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Le dossier Star wars partie 1

Le dossier Star wars partie 1

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Il y a maintenant trois ans de cela, le monde apprenait avec stupeur le rachat de LucasFilms Ltd. par le géant de l’entertainment Disney, auprès de son unique détenteur, George Lucas, pour la (modique) somme de 4 milliards de dollars.

Les réactions furent indénombrables, souvent extrêmes (on peut les résumer par le fameux combat YAY! v. NOOOOOOOOOOOOO!), mais quoiqu’il en soi, extraordinairement passionnées ! Et pour cause, on parle de Star Wars quand même ! N’est-ce pas ?

Star Wars ? Je pensais que c’était un mythe !

La saga, lancée en 1977, est l’un de nos tout premiers véritables mythes contemporains (peut-être même le seul), un conte initié il y a bientôt 40 ans et qui perdure depuis, traversant les générations et les nations.

Rares sont les individus à ne pas aimer la saga, et de plus en plus rares sont ceux à ne pas avoir vu les films. Mais Star Wars ne se résume pas qu’à la somme de ses films. C’est une œuvre gigantesque, qui ne se résume pas seulement à ses films. Il y a en effet autour de ces long-métrages une immense construction, un univers, que l’on dit « étendu » (UE).  Ah merde, pardon, au temps pour moi. Que l’on DISAIT étendu.

Et oui, car l’une des premières décisions des individus (que je ne peux m’empêcher de considérer comme malveillants) à la tête de la souris aux grandes oreilles fût d’immédiatement remettre cet univers au passé. 40 années passionnées et passionnantes de romans, bandes dessinées, jeux vidéo, etc. etc. livrées au néant, en l’espace d’une fraction de seconde, d’une petite signature sur un gros contrat.

Instantanément donc, Disney s’est fait haïr de pas mal de monde, conservant sous sa coupelle les 6 films, quelques séries de dessins animés (produites par leurs soins) et peut-être deux ou trois autres items liés à la légendaire saga (et encore).

 

Pour le coup, ça chiale pas mal dans la fanbase (et à raison), ça continue d’ailleurs, et il est bel est bien possible qu’après la bouse qu’on vient de voir il y a un peu plus d’un mois au cinéma, le deuil de l’Univers Étendu ne soit jamais vraiment fait.

Oups, mes excuses, j’ai vendu la mèche. Bon, trêve de bavardages et d’introduction grandiloquente sur des choses que vous savez déjà plus ou moins, on parle de Star Wars quand même !

 

« L'important n’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »

 

Quand on connait les moyens d’Hollywood, colline à laquelle Disney est historiquement rattachée, je vois mal comment on peut se déclarer satisfait d’un film pareil.

Mais j’oublie toujours : on parle d’Hollywood, et de Disney ! Lieu composé d’entités et individus si cupides que bon bah, pourquoi faire plus quand on peut faire moins pour le même prix ?

 

Vous avez sous doute dû le lire ici et là (notamment ici) : Star Wars, Épisode VII, Le Réveil de la Force, n’est pas grand-chose de plus qu’un reboot/remake (et donc une pâle copie) de l’Épisode IV, Un nouvel espoir, plus qu’une véritable suite, au sens de suite originale.

Pour autant, je ne vais pas vous mentir et dire que, lorsque je l’ai vu pour la première fois, mon cœur ne battait pas la chamade, que mes paumes de mains n’étaient pas moites, que je tenais sereinement en place.

Je ne vais pas non plus vous dire que, lorsque l’inimitable générique d’ouverture est apparu à l’écran, des petites larmes ne se sont pas formées au coin de mes yeux. Ni que je n’ai pas applaudi lorsque Han (Harrison Ford) et Chewie (Peter Mayhew) sont apparus devant mes yeux. Ou ri à certaines blagues (le thumbs up de BB8 en tête de liste), ou été bluffé par la puissance de Kylo Ren, nouvel antagoniste de la saga, dès la scène d’ouverture.

Tout ça, je l’ai bel et bien vécu, comme beaucoup, et pour être parfaitement honnête avec vous, je n’ai pas vu passer les deux heures du film (la première fois).

Et puis on sort de la salle, et on débriefe avec les copains. Et là, c’est la chute absolue et totale des espérances.

 

« Never compromise. Not even in the face of Armageddon »    

 

Clairement, mes attentes (un peu comme d’habitude) étaient au plus haut. J.J. Abrams à la réalisation, les moyens de Disney (les moyens uniquement, j’insiste), un teasing aux petits ognons (sérieusement, difficile de faire plus captivant que le trailer de cet Épisode), tous ces petits arguments avaient eu raison de moi, de mes bons sentiments, et de mon intellect. Et puis il y a eu la chute… Quelle chute… QUELLE CHUTE !

 

Scénario léger comme une plume (car écrit il y a 40 ans), explications « scientifiques et philosophiques » fainéantes (voire même impossibles), antagoniste estropié jusqu’à la moelle, fan service (comme la culture) tartiné jusqu’à l’écœurement, bande son à peine correcte (un ou deux nouveaux thèmes à l’arc de Monsieur John Williams) et surtout, SURTOUT, AUCUNE AUDACE !

 

Je crois que c’est ce que je reproche le plus à ce film (ça et le nombre incalculable d’incohérences ou de ficelles outrageusement tirées à leur paroxysme). Son manque cruel d’audace.

Ce truc qui, vous savez, vous donne envie d’applaudir, de saluer, d’admirer, de reconnaitre un effort, un travail.

Évidemment, certains clameront que c’est faux, que « regarde, les héros, c’est une fille et un noir, c’est nouveau dans Star Wars ! Et puis Kylo Ren (Adam Driver) est tenté par la lumière alors que normalement les méchants sont juste méchants ».

Oui, cette dernière idée est plutôt cool, c’est net, mais quand on voit la dégringolade que subit ce personnage, elle devient plus risible qu’autre chose (et puis pour rappel, même si ça n’a jamais été clairement dit, Dark Vador était lui-même tenté par la lumière, allant même jusqu’à céder pour sauver son fils Luke, alors arrêtons un peu voulez-vous ?).

Quant à nos nouveaux héros, Rey (Daisy Ridley) et Finn (John Boyega), oui, c’est clair, c’est cool, c’est une ouverture. Mais ne nous leurrons pas, c’est également un argument commercial pour attirer la sympathie des femmes et des noirs, de la même manière que l’éditeur Marvel a, pour son nouvel univers All-Different, changé l’identité de certains de ses plus grands super-héros (Thor devient une femme, Captain America est noir, Spider-Man est latino-américain). Question d’audimat gros, pas spécialement grand-chose de plus.

 

Star Wars a toujours avancé, à travers son univers, cette galaxie très lointaine, vers les étoiles. Mais ici, cet Épisode VII représente pour Star Wars, pas même un surplace, mais un véritable repli sur lui-même. Le tout est bien évidemment doublé d’un immense catalogue commercial pour produits dérivés que ces petites choses qui nous ressemblent mais qui ne sont pas nous (je parle de vos enfants) s’empresseront de vous casser les couilles pour que vous leur achetiez.

 

Le titre de ce paragraphe n’a rien d’innocent donc. Star Wars vient de subir la plus grande attaque de son histoire. Dire que cela a quelque chose de déroutant serait un sacré euphémisme. C’est une véritable insulte ! Ni plus, ni moins.

 

C’était l’histoire d’une galaxie lointaine, très lointaine…

 

Star Wars n’a pas qu’un but, mais il pourrait se résumer ainsi : faire rêver, inviter à un voyage loin de notre monde, de nos préoccupations quotidiennes, de nos schémas de vie bien tracés, tout en étant un léger écho, subtil et diffus.

Qui, à part les enfants (bien informés sur la saga ou non), a bien pu être émerveillé devant ce film ? Devant cet antagoniste capriceux ? Cette troisième Étoile Noire ? Cette nouvelle Tatooine/Hoth/Yavin IV/Kamino ? Ce nouvel Empereur ? Cette identique histoire ?

 

Manifestement beaucoup de monde, la presse comme le public, et comment pourrait-il en être autrement ? Moi-même je reconnais avoir passé un bon moment lors de mon premier visionnage du film. Deux heures passant comme une seconde, avec toutes les promesses d’un bon film d’action/aventure. Et en ce sens-là, je pense que c’est tout ce à quoi peut prétendre cet Épisode VII : être un bon film d’action/aventure. Mais certainement pas un bon Star Wars !

 

Un bon Star Wars est un mélange très fin, très subtile, de bien des choses. Pas vraiment ce que l’on pourrait dire de cet Épisode VII en somme.

Une troisième Étoile Noire donc (bigger/stronger), une nouvelle élue apprenant les voies de la Force en fermant tout simplement les yeux, un antagoniste (Snoke) encore plus maléfique que l’Empereur (qui représentait déjà tout la vilénie de toute la galaxie), des planètes identiques à celles de la trilogie originale, etc. etc.

 

Subtile dites-vous… Hm.

 

Beaucoup encore il te reste à apprendre…

 

Très honnêtement, la première pensée que j’ai eue en sortant de la séance a été la suivante : on ne peut pas vraiment juger ce film à l’heure actuelle, tant son imbrication dans les suites que sont les Épisodes VIII et IX sera déterminante. C’est à la fois tout à fait vrai, et tout à fait faux.

 

Ce film est un acte de flemmardise, où tout est trop gros, trop simple, trop… écrit, destiné (là où clairement, la réussite de Luke à la fin de l’Épisode VI, Le retour du Jedi, n’avait rien d’assuré). Okay, il est magnifié par d’honorables practical effects, des effets spéciaux très bien foutus et pas trop invasifs, des performances convenables au mieux (arrêtez avec Daisy Ridley et John Boyega, leurs performances n’ont RIEN d’extraordinaire. Je ne parle même pas d’Adam Driver, que j’ai pourtant adulé dans la série Girls…), mais après ?

 

Reste à mon sens une très simple question : y’a-t-il, véritablement, une seule scène profondément marquante dans ce film ? Un plan qui arrache véritablement nos yeux de leurs orbites ? Il y en a, c’est sûr, mais je crois que tout était déjà (pré)visible dans les divers teasers et trailer

 

Avant de finir, je parle beaucoup de mon premier visionnage. Mais qu’en a-t-il été du deuxième ? Honnêtement, je pensais avoir une autre expérience, un regard moins acerbe sur le film, ma colère s’étant peut-être un peu apaisée…

Mais le fait étant que, passé le décollage de Jakku (la nouvelle Tatooine que l’on retrouvera probablement dans l’Episode IX donc…), on s’emmerde, vous ne trouvez pas ? Genre, vraiment, on s’emmerde !

 

Colère et ennui donc. Pas vraiment les sentiments que j’espérais ressentir en voyant ce long-métrage qui promettait tant…

 

To be continued…

 

Si J.J. Abrams cristallisait le suprême espoir de voir une nouvelle trilogie démarrer sur les chapeaux de roue (la prélogie n’ayant pas nécessairement brillé de mille feux), la suite risque d’être assez déplaisante.

À la tête de l’Épisode VIII, nous aurons Rian Johnson, réalisateur de quelques épisodes de l’excellente série Breaking Bad, mais aussi du très bon Looper.

Quant à l’Épisode IX, c’est à Colin Trevorrow, illustre inconnu qui s’est retrouvé catapulté derrière Jurassic World (tiens tiens…), d’achever cette trilogie.

Du beau linge certes, mais tout comme J.J. Abrams…

Et puis bien sûr, secret de polichinelle révélé la semaine dernière, « il y en aura plus après ça. Je ne sais pas combien de films, ni le rythme des sorties » nous dit Bob Iger, big boss de Disney.

J’espère, comme beaucoup, me tromper, mais j’ai bien peur que les jours sombres sont devant nous mes amis…

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avatar Maxime le 31/01/2016  -  commentaires

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