Chronique musique

AaRON - We Cut The Night

AaRON - We Cut The Night

Révélé en 2006 par le film de Philippe Lioret (Je vais bien, ne t’en fais pas) à travers le non moins connu U-Turn (Lili), le duo Simon Buret et Olivier Coursier a depuis sorti trois disques : en 2007, "Artificial Animals Riding On Neverland" et, trois ans plus tard, "Birds In The Storm".

Il aura fallu attendre 5 ans pour que "We Cut The Night" (leur troisième album, CQFD) pop sur notre liste d’artefacts à écouter.


Sorti un peu de nulle part (si l’on ne s’est pas abonné à leur page Facebook depuis la dernière décennie, ce qui était mon cas jusqu’à maintenant), ce dernier long-format est paru le 18 septembre 2015 sur le très bon label Cinq7.

 

Quand on la regarde de plus près, la recette d’AaRON n’a jamais été vraiment très compliquée : deux frenchies (plutôt beaux gosses) s’adonnent à la chanson en anglais (on pourrait presque dire qu’ils ont été les précurseurs de la vague de daubes qu’on se tape depuis quelques années, tout en prenant soin de bien s’en détacher), généralement sur des textes et orchestrations assez mélancoliques, mais foutrement saisissantes. Rajoutez une base rock assez marquée, bombardez le tout d’un peu d’électro pour être dans le mouvement, et vous obtenez la réussite assurée !

On pourrait croire qu’après un postulat de départ aussi pédant et corrosif, je vais m’atteler à la décapitation lente du groupe et de son travail. Vous ne pouvez pas être plus loin de la vérité.

 

La vérité donc, c’est que derrière cette recette somme toute assez simple, se trouve une formule qui prend aux tripes !

« Mais oui c’est clair ! » s’exclamerait le grand Eddy Malou, la mélancolie (voire le pathos) est, ne nous mentons pas trop, un peu leur signature. Pour autant, il est tout aussi clair que cela fonctionne. Bien. Très bien même !

« Pourquoi ? » me direz-vous ? Je ne saurais vraiment répondre à la question. Peut-être est-ce la fragilité de la voix de Simon Buret, l’harmonie musicale du groupe, je ne sais franchement pas.

Mais prenez des titres comme Magnetic Road, Maybe On The Moon, ou encore Invisible Stains (pour ne citer qu’eux) et trouvez quelque chose à redire. Difficile, quand on écoute ces quelques morceaux, de ne pas ressentir un truc dans nos intellects, une sorte de résonnance à la singularité de la vie ou une connerie de ce genre.

Bon okay, outre cette baseline assez solide, on se fait un peu chier sur Shades Of Blue (qui rappelle bien trop feu Coldplay), on s’étonne de quelques titres comme The Leftovers ou Onassis, et on en viendrait presque à danser sur Blouson Noir et We Cut The Night (ce qui change pas mal du reste) !

 

Reste que cet album, sans être THE MUST HAVE OF ‘15, est d’excellente facture, et qu’on attend impatiemment le 3 mars prochain pour le juger sur scène, à La Belle Électrique !

 

P.S. : on ne manquera pas de vous en parler ! laugh

 

Plus d’informations ici :

Site officiel : http://aaronofficial.com/

Facebook : https://www.facebook.com/AaRONofficial

La Belle Électrique : http://la-belle-electrique.com/la-programmation/194?view=event

 

avatar Maxime le 01/02/2016  -  commentaires

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