Chronique film

Deadpool

Deadpool

Pour être tout à fait honnête, je n’attendais pas grand-chose de cette première véritable adaptation de Deadpool (si l’on s’accorde à passer sous silence son rôle dans X-Men Origins: Wolverine).
Non pas que je n’apprécie pas le personnage de Deadpool (qui, comme Hulk ou le Punisher, est un anti-héros) qui est l’un des rares personnages dans le panthéon des super-héros (peut-être le seul même), à briser le 4ième mur, mais je ne suis pas grand fan.
Et puis niveau campagne promotionnelle (teasers, trailers, et autres sneak-peaks), rien ne me branchait particulièrement.

Et pourquoi ? Tout simplement car rien, concernant l’intrigue, n’était montré. Je me suis donc dit que ce film allait être sans doute drôle, mais creux. Évidemment, j’allais y aller, mais contrairement à d’autres films de son genre d’appartenance (genre Civil War ou Dawn of Justice), sans attente spécifique, et donc sans entrain particulier.

LA MEILLEURE COMÉDIE SUPER-HEROÏQUE DE TOUS LES TEMPS !

Dans le meilleur des cas, Deadpool s’annonçait comme un énième film de classe « Les origines de » potentiellement doublé d’une comédie romantique.
Pas le genre de truc qui, pour emprunter un peu d’humour à Wade Wilson, « m’en touche une sans faire bouger l’autre ».

Mais j’étais bien trop sérieux à ce moment.

Dans les faits, Deadpool est bel et bien une origins story et une love story. En cela, ses objectifs sont assez bas, d’autant plus que le personnage reste assez méconnu du grand public. Mais ce qui est clair, c’est que le film de Tim Miller (Scott Pilgrim (2010)) excelle dans les deux domaines !

J’étais donc, un peu malgré moi, élitiste (et sérieux donc). Et comment le dire ? Je suis bien content que le film m’ait foutu une bonne tarte dans ma tronche pour me remettre à ma place ! Comment s’y est-il pris ?
Par l’HUMOUR ! Avant d’être une origins/love story, Deadpool est une comédie !

Pendant l’heure quarante-huit que dure le film, je n’ai fait, à peu de choses près, que me marrer !
Mais ce qu’il y a de franchement génial, c’est que ce n’est pas de l’humour édulcoré à la sauce Disney. Le combo Ryan Reynolds/Tim Miller (et les scénaristes Paul Wernick et Rhett Reese) y sont allés À FOND ! À FOND (cf. la blague sur le fête des femmes, dont je ne me suis pas encore remis) ! « Bite », « caca », « sodomie », recommencez, « bite », « caca », « sodomie », recommencez.
Si vous n’appréciez pas ce genre d’humour, vous pouvez passer votre chemin. Si vous en êtes en revanche en mesure de vous laisser aller pendant deux petites heures, courrez au cinéma !

Deadpool est grossier, vulgaire, INTENABLE et INARRÊTABLE (insistons BIEN sur ce point), et totalement hilarant ! En ce sens, il est probablement (en plus de son costume) l’une des plus fidèles adaptations de personnage de comics ! Et c’est franchement plaisant !

Y’a-t-il une intrigue pour ne pas sauver le film ?

Comme je le disais un peu plus haut, je craignais vraiment d’avoir affaire à un film creux rempli par des idées directrices stéréotypées (origins et love story) et donc pas très innovantes.
Sans avoir caché quelque chose d’extraordinaire donc, la campagne promotionnelle m’a donc gardé de l’intrigue.

Rien de spé’ de ce côté, Deadpool est bien ce à quoi il postulé. On suit un Wade Wilson atteint d’un cancer généralisé/phase terminale/la totale quoi, transformé en mutant, traquant son créateur/mutilateur, Ajax (Ed Skrein), et puis… c’est tout !

Pas de déception pour autant car l’histoire est bien écrite, et très bien mise en scène (deux timelines qui se retrouvent au milieu du film) !

4 murs par 4 ne font pas 16 murs

L’autre grosse crainte, couplée aux précédentes, suivait le raisonnement suivant : si Deadpool n’a pas vraiment de plot intéressant, il va compenser sur l’humour. Par défaut, l’humour de Deadpool est assez lourdingue et donc très marrant pour ceux qui apprécient ce genre-là. Mais il ne fonctionne vraiment que lorsque le 4ième mur entre le personnage principal et le spectateur (ou le lecteur) se voit forcé par le premier.
Ma crainte était donc la suivante : que le 4ième mur soit trop souvent forcé !

Par chance (ou par talent), il n’en rien, le combo cité précédemment privilégiant bien plus souvent la voix off de Ryan Reynolds s’adressant au spectateur que la brèche dans le quatrième mur.
Et les quelques occurrences en la matière sont très bien pensées et tout à fait à propos ! AUX PETITS OGNONS je vous dis !

Et c’est très bien comme ça ! On n’a pas l’impression d’être pris comme des fans à satisfaire à tout prix à travers un fan service opulent et dégueulasse (n’est-ce pas Star Wars ?).

CO LO SSUS !

Okay okay, Ryan Reynolds, c’est la petite star du film, et il excelle dans ce rôle bien précis, c’est net ! Le gars ne s’arrête jamais, nous fait rire sur des blagues bidons ou sur sa gestuelle parfaite (l’acteur a toujours été fan du personnage, et a énormément milité auprès de la Fox pour le voir revenir indépendamment après le désastre cité au début de cet article).

Le reste du casting est au top, intégralement (petite mention à Ed Skrein en antagoniste franchement plus que correct voire bon), mais mon coup de cœur réside en le personnage de Piotr Rasputin a.k.a. Colossus (Andre Tricoteux).
Il incarne une figure que l’on n’avait pas vue aussi bien gérée à l’écran : l’ordre moralisateur trop bon pour agir. Génialissime ! Et puis sa petite blague sur le sein de Angel Dust/Gina Carano (l’acolyte d’Ajax), à se tordre de rire !

DEADCOOL!

Deadpool ne fera pas le poids face aux deux géants qui s’annoncent (Batman v. Superman et Captain America), c’est pratiquement écrit. Mais il n’en reste pas moins un film que j’attends de pouvoir revoir avec impatience tant je me suis marré devant ! Et vous devriez aussi !

D’ailleurs, qu’est-ce que vous foutez encore là ?
 

 



avatar Maxime le 15/02/2016  -  commentaires

commentaires

Commentaire ajouté avec succès