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Metal : Play it FUCKING LOUD!

Metal : Play it FUCKING LOUD!

Tout est venu d'une idée un peu saugrenue : rédiger un dossier sur le Metal afin de faire découvrir cette musique de "sauvages". Et, tant qu'à faire, de briser les préjugés et pourfendre l'intolérance ! Quelle idée...


« Oui, pourquoi pas » ai-je alors répondu, insouciant face à la tâche qui m'était proposée (con de rédac chef...). Mais également heureux de pouvoir communiquer ma passion pour la musique métallique. Car le Metal, ce n'est pas juste quatre connards (variables en termes de nombre et de genre) qui ont l'air de torturer leurs instruments ou leurs cordes vocales. Détrompez-vous !  C'est un style musical, et au-delà de ça un mode de vie, vaste et riche. Il faudrait d'ailleurs parler d'univers Metal, où chaque genre aurait sa place, telle une constellation perlée de milliers d'étoiles, qui seraient tout autant de sous-genres.



Mais bref, on s'égare...


Parce qu'on est gentil on vous présentera d'abord un historique de la musique extrême avant d'en analyser les traits caractéristiques ainsi que les chevelus (mais pas que) qui la fait vivre.

Des origines à aujourd’hui, chronologie d’une musique forgée dans le dur !

Il est difficile de faire l'arbre généalogique d'un style musical tant il puise souvent son inspiration dans d’autres genres. Pour le Metal, on attribut facilement le Hard Rock ou même encore le Blues comme ancêtres. Le fait est qu'il a des origines nombreuses et chacun y va de sa petite thèse et de son hypothèse sur le sujet (regardez "Metal : voyage au cœur de la bête" !). De la chanson Helter Skelter des Beetles à Beethoven, le genre métallique semble être un enfant mutant improbable. Et pourtant il est bien né dans les années soixante en Angleterre et aux États-Unis. La faute à Ozzy et à sa bande qui - pour rappel Ozzy Osbourne est le chanteur du légendaire groupe Black Sabbath, excusez du peu - au sortir d'une séance de cinéma ce sont dit : « Hey les mecs ! Il était bien ce film d'horreur ! Et si on faisait de la musique qui y ressemble ? ». Si les propos sont lamentablement détournés, sachez que l'idée, grossièrement exploitée par mes soins certes, était là et que ce sont eux qui donnèrent de la voix à ce qu'on appelle "l'accord du diable !". Ou musicalement connu sous le nom de Triton, car est un intervalle de trois tons (par exemple au lieu du do-ré-mi habituel vous aurez fa - si, do - fa# et ré – sol. Pigé ?). Ce nom lui était donné de par sa dissonance mais il s'avérait qu'il représenterait parfaitement l'état d'esprit de Black Sabbath. Bref, le Metal était né !



Chaque décennie, sa mélodie

Le son métallique a ensuite poursuivi sa route, traversant les décennies et mutant aux grés des années. Dans les années 60, il a balbutié et s'est construit notamment autour du Hard Rock du moment (Deep Purple par exemple, ou encore Black Sabbath). Dans la décennie suivante, il s'est pluralisé avec l'apparition de groupes comme Rainbow, qui a inspiré le Power Metal, Diamond Head et bien d'autres. Sont apparus dans les années 80 le Glam, le Thrash Metal, la New Wave of British Heavy Metal (déjà présent à la fin des années 70), le Black Metal, etc. Des styles portés par des groupes comme Mötley Crüe, Metallica, Iron Maiden, Mercyful Fate, etc.


À l'opposé des années 70 riches en libertés des mœurs, les eighties ont contrebalancés avec un état d'esprit plus sérieux et plus strict. Le Thrash Metal  est né en partie parce que certains se plaignaient de la frivolité du Glam ou encore du Disco. Et qu’il fallait changer de propos en abordant des sujets graves, comme la guerre atomique, de manière plus frappante et directe.
Dans les années 90, le Metal commence à se donner dans le mélange des genres. Ce n'est pas que cela ne se faisait pas avant, mais il s'avère que plus nous avançons dans le temps ; plus les mélanges les plus étranges et curieux se font. Killswitch Engage façonne le Metalcore, fusion entre du Thrash, du Heavy, du Death avec une combinaison de voix graves et gutturales et un chant clair. Dans les années 90, des groupes comme Rammstein  ou Rage Against the Machine  proposent des approches nouvelles (électro indus pour les allemands, le chant rapé et la basse groovy pour les américains). Le Death mélodique scandinave s'est révélé également durant ces années. Style porté notamment par des groupes comme Arch Enemy et In Flames (au-delà d’Ikea les Suédois, nous exporte de sacrés groupes !). Le synthé y est très présent et le son y est rude car le propos est sérieux. Eux aussi ils en ont gros sur la patate !

De ces années découlent logiquement les années 2000 et le Nu Metal (Slipknot, Limp Bizkit, Korn, S.O.A.D, etc.) qui a été très certainement le genre métallique le plus répandu durant la décennie. Tout ce petit monde se côtoie joyeusement puis se jalouse (Limp Bizkit devenant plus « gros » que Korn, autrement dit plus connu et célèbre). Un sous-genre très fort qui poussa même un groupe comme Metallica à s’y essayer à travers leur très bon album (oui oui, je l’assume) "Saint-Anger" (2003). Ces années ont été également l'heure de MTV qui a rendu tout ça mainstream et très commercial (« Grave ! » me souffle alors Maxime vraisemblablement marqué dans sa jeunesse par ladite chaîne...). À l’image de tous ces groupes de Punk Californien (Good Charlotte faussement rebelles et surtout très commerciaux. On remarquera que des groupes comme Limp Bizkit et Slipknot se remettent actuellement à faire du vieux son / leur son d’origine pour le plus grand plaisir des fans. Le Nu Metal serait-il en train de renaître ? A-t-il jamais disparu ?


Le Metal aujourd'hui

Pour ce qui est des années 2010, il n'y a pas véritablement de sous-genre qui se démarque. L’offre est tellement vaste qu’on peut tout trouver… Le Hardcore (sorte de petit-frère brutal du Punk) tourne bien, le Prog également et même des trucs bizarres genre Stickly Stickly (USA) ou Baby Métal (Japon) font le tour des ordinateurs - la magie d’internet ! -. Le stoner (très inspiré des 70’s et dont l'un des pionner est Kyuss) est également très en vogue ainsi que le Power Metal (Raphsody, Sabaton, etc.). Le fait est que si chaque décennie s’inspire de l’année précédente, les années 2010 semblent aller chercher plus loin et balayer plus large, des années 70 à 90. On trouve donc autant de groupes qui s’inspirent d’autant de genres créés durant ces quarante dernières années, avec cependant une forte présence de l’électro dans certains sous-genres du Metal, ce qui est une caractéristique du Metal de nos années 2010.

Les Super-bands ont actuellement la cote même si cela n'est pas obligatoirement synonyme de super-musique. Le principe est le suivant : plusieurs types biens connus de plusieurs groupes bien cultes décident de faire de la musique ensemble - sorte d'Avengers du Metal -. C'est souvent bon mais globalement des projets de courte durée, d’un ou deux albums. On peut également souligner l'ambition des vieux de la vieille à faire leur retour. À l’exemple de Black Sabbath ou encore de Jimmy Page qui souhaiterait faire revivre Led Zeppelin contre l’avis de Robert Plant, de potentiellement un retour de Ritchie Blackmore sur scène (ex de Deep Purple), etc.

C'est également la décennie où la musique extrême s'est largement répandue sur la toile. En effet, contrairement aux années 2000 où la scène métallique était à la mode et notamment via sa fusion de style Rap/Metal (un groupe comme Lofofora était diffusé dans le Hitmachine de M6, ce qui n’aurait plus aucune chance d’arriver aujourd’hui…), force est de constater que le genre a été cordialement banni. Comme si on avait rejeté cette musique parce que ben voilà, ce n’est plus la mode, alors basta ! Foutez-le camp ! Un rejet assez radical et qui ne s'explique que difficilement. Concrètement, dans nos villes, on a vu disparaître les soirs de Fête de la Musique les scènes Metal, remplacées petit à petit par des D.J. en herbe. C'est comme si plutôt que de continuer à suivre le Metal en plus de suivre la nouvelle mode (musique électro, au sens TRÈS large du terme) on l'avait remplacé et mis aux oubliettes. Cela donne l'impression que les médias s'étaient subitement réveillés et écriés : « Oulà, cette musique de sauvages est dangereuse pour notre jeunesse. Vite, changeons de cap ». De fait, adieu les live de Sepultura sur le plateau Nul part ailleurs. I miss the old days…
Réaction qui a eu pour conséquence de marginaliser le Metal. Heureusement internet est là pour contrecarrer le mauvais sort fait à la musique extrême par les médias mainstream.



Musique extrême pour initié, âme sensible ne pas s’abstenir !

Le Metal est une musique peu populaire en France, quoique jouissant d’une meilleure presse avec les reportages positifs sur le Hellfest. Il n’en demeure pas moins un style musical qui se traîne pas mal de préjugés. C’est une musique assez difficile à l’écoute quand on n’en a pas l’habitude, même si ça dépend des sous-genres. Mais surtout cela vaut pour bien d'autres styles musicaux. Perso j’ai en horreur le Tango… allez savoir pourquoi mais c’est le cas ! Et pourtant je suis sûr que ça plaît à énormément de gens. Mais bref, les goûts et les couleurs vous savez…

En fait, le Metal est une musique dite pour initié comme peut l’être le Jazz ou la Musique Classique. Mais c’est surtout une musique qui n’est pas faite exclusivement par des bourrins décérébrés ni juste de gros barbus qui se pintent à la bière et qui hurlent dans tous les sens. S’ils crient c’est avant tout pour s’exprimer. Il est certain qu’on écouterait plus facilement des paroles affreuses dans une petite chanson fluette que des paroles sensées hurlées par un type (ou une femme d’ailleurs) en colère. En colère n’est ici pas égal à violent et complètement taré ! Le Metal, comme peut l’être le Rock et le Hard Rock, est un exutoire ! Dans l’Opéra, par exemple, ça braille et on ne comprend rien aux paroles aussi, mais tout de suite c’est plus élégant. Quoique ultra élitiste…  même si ça essaye de l’être moins. En ce sens, le Metal est une musique qui est à la portée de tous et peut être joué par tous - moyennant un peu de pratique évidemment. C’est une musique qui doit être jouée avec les tripes. Un peu comme pour jouer du Blues. C’est donc une musique expressive, parfois de la plus brutale des manières et d’autres fois de la plus atmosphérique ou déprimante, ou encore intime, des manières.

Les français de Gojira combinent la violence du Death Metal à des paroles  pleines de sens et de réflexion sur la nature de l’être ou encore la Nature tout court. Le tout avec une batterie extrêmement technique et dans un état d’esprit sein. Gojira est pour cela parfois critiqué de groupe intello pour bobos métalleux. Oui, ça existe ! Et oui, Gojira ça envoie grave ! Et re-oui, à ce compte, je suis un bobo intello Metalleux...

Niveau technique, puisqu’on y est, il faut avouer que les métalleux sont des musiciens talentueux (pas le choix quand on veut envoyer le pâté) et selon le sous-genre, le style, le jeu varie. Le black métal exige une grande pratique de la double-pédale et du blast, le progessif exige beaucoup de technique et une bonne lecture de la musique, etc. chaque sous-genre ayant ses propres règles et techniques. Je parle beaucoup de technique de batterie, étant moi-même batteur, mais les variantes valent aussi pour la guitare, la basse et le chant. De fait, le métal n’a rien à envier au Jazz niveau technicité. Et les deux se combinent d’ailleurs très bien.
Le Metal aborde des sujets souvent tragiques ce qui lui vaut d’être accusé de faire l'apologie du suicide. C’est ce qui est arrivé à Megadeth à la suite du suicide d’un fan et après écoute de leur chanson A tout le monde. Le fait est que les amalgames vont vite quand il s’agit de la musique Metal et qu’il est aisé de lui attribuer tous les maux possibles et inimaginables. Évoquer la mort ou la guerre n’est pas synonyme de tuer, de se suicider ou de faire la guerre. Bien au contraire, il s’agit d’une musique incitant à la vie et qui a sa propre manière de s’exprimer sur ces sujets précis. On n’aurait guère l’idée d’aller se suicider après avoir écouté le requiem de Mozart. Et pourtant c’est d’une tristesse infinie ! On n’aurait pas idée de condamner une peinture parce qu’elle fout le bourdon et donnerait hypothétiquement envie à une personne en détresse psychologique de se suicider… Les conditions à réunir sont tellement nombreuses pour arriver à un tel geste qu’il est aberrant de rejeter la faute sur le Metal seul. Les groupes de Doom Metal puisent leur inspiration dans les sentiments et émotions humaines et cela afin non pas de se lamenter mais d’en parler, tout simplement. Et par là d’en faire une thérapie. C’est une musique qui s’écoute et se ressent avec les trippes et qui a pour but d’évoquer les émotions humaines, et cela n’a rien à voir avec l’idée de faire la promotion du suicide.

On en vient au fait que les métalleux sont de grands sensibles, intelligents et ouverts d’esprits (sauf quelques-uns mais comme dit l'adage : « il y a des cons partout »). Ils ont le cœur tendre et sont les auteurs de bons nombres de grosses balades bien cultes. Sisi, c’est vrai ! Y'a Aerosmith avec I don't want to miss a thing, Metallica avec Nothing else matters et ses incalculable reprises, Led Zepplin avec Stairway to heaven, etc.

La mort est également un thème cher à cette communauté qui préfère affronter la chose de face. C'est une musique qui permet de s'exprimer franchement et librement, mais également de manière intime et subtile.
Vous l’aurez compris, il est compliqué de s’adonner au Metal si on n’est pas tombé dedans petit. On se forge une oreille à l'adolescence et on s'habitue à un certain genre musical (Rap pour certains, Rock pour d'autres, etc.). Heureusement on a tout le reste de la vie pour découvrir et faire de nouvelles expériences auditives. Et ainsi de découvrir le Metal par exemple ! ;)
Vous l’aurez compris également, le Metal est une musique et un moyen de s’exprimer comme un autre qui n’appelle que dans d’extrêmes cas à la haine et à la violence. C’est une musique qui est interprétée et jouée par des gens divers et variés : des gros, des maigres, des grands, des noirs, des alcooliques, des végétariens, etc. Et même s’ils adorent festoyer, boire de la bière et se lâcher joyeusement dans les fosses, sachez qu’ils sont comme vous et moi (et il ne me semble pas que je sois particulièrement jeté) et que ce n’est pas parce qu’on écoute du Classique qu’on est sein dans sa tête !



Éclectique

Parce qu’en réalité, il y a autant de groupes que de sous-genres de Metal et autant d’inspiration que de styles de musique : le rap (Rage Against The Machine, Limp Bizkit, Lofofora), l’électro (Naïve, Crossfaith), le classique (Nightwish), le reggae (Skindred), etc. Chaque petit groupe créé son propre style, ce qui donne naissance à un nombre incalculable de sous-genres. On retrouve d'ailleurs ce phénomène dans l’électro.

Ce sont tout autant de mouvances qui sortent parfois de nulle part et qui forment la communauté Metal, le principe étant de se sentir libre, de pouvoir faire sa musique sans s’enfermer dans des petites cases. Et donc de définir sa musique comme on l'entend. Parfois, des genres du métal sont critiqués et vues comme commerciaux (Bullet For My Valentine est considéré souvent comme un groupe pour ado attardé et commercial). Comme dans tout style, il y a des puristes et d’autres un peu moins.

Éclectique également car n’est pas réservé aux occidentaux. Il est universel puisqu'il y a des groupes de métal un peu partout à travers le monde. Il n'est pas non plus contre les musiques traditionnelles et le folklore. Bien au contraire, il a même son propre genre : le Folk Metal.

Mauvaise presse

Le Metal se trimbale tout un tas de clichés racistes, ce qui est une extrapolation tirée par les cheveux j'en conviens. Le métalleux est un buveur de bière gras et sale. Ce qui dans notre société politiquement correcte revient à être considéré comme un type louche et peu fréquentable doublé d'un grossier personnage. Dans le même genre, le Reggae est lui aussi victime de colifichets (et pas de colibris). En effet, celui qui écoute du Reggae est un fumeur de joint, ce qui encore une fois n’est pas admis.

Le fait est que le métalleux a le parler franc et parfois cru, et pourtant je doute que Bigard soit un métalleux... pourtant les gens l'aiment bien lui !

Le métalleux s'est habitué à être une sorte de paria et dans une certaine mesure, comme toute minorité qui se respecte, s'en ait fait une identité. Mais quand Michel Drucker refuse d’inviter les vainqueurs de l'Eurovision 2008, à savoir Lordi, sur son plateau (grandeur intellectuelle), il brise une habitude, qui est celle d'inviter les vainqueurs de l'Eurovision, juste parce que c'est du Metal. C'est outrageusement raciste, sectaire et intolérant ! Et c’est juste un con qui préfère inviter des starlettes « Pop » qui font de la chanson de merde ([cond]O’zone…) plutôt que des types avec des masques qui, même si ça ne casse pas toujours des culs, ont eux aussi quelque chose à dire. Alors pourquoi on ne les écouterait pas, eux aussi ?
Il est vrai aussi que dans son histoire, le Metal se ballade quelques personnalités un peu fofolles et des rumeurs des plus étranges et glauques. Mais voilà, au moins quand un métalleux fait un truc hors norme, ce n’est pas de la rigolade ! Plutôt que de s'électrocuter dans sa baignoire ou de pisser dans une bouteille dans un avion, le métalleux poignarde son frère au visage. What else?



Mode de vie

Les métalleux sont des gens curieux et ouverts d’esprit. Ainsi, de nombreux métalleux s’expriment via l’électro ou se rendent à des concertes d’électro. Deux univers qui dans leur aspect underground et certaines icones/imageries se rejoignent. On peut citer pêle-mêle Perturbator ou encore Mondkopf.

Le métalleux est un anti-conformiste, ou du moins il essaye et espère l’être. Il est forcément cynique et ironique sur certains sujets comme la politique, avec lequel il entretient une relation plutôt glaciale. Les politiques n’ayant jamais vraiment essayé d’accepter le Metal et sa communauté comme étant une musique et un groupe à part entière. C’est une musique qui prône la pensée libre de chaque individu. Le but est de ne pas être des moutons. Il y a une grande communion entre les individus, à l’image des festivals qui peuvent faire penser à de grandes messes religieuses, alors que c’est une musique bien souvent antireligieuse car elle prône la pensée individuelle, pas une pensée dictée par quelqu’un d’autre. Cette idée de communion, on la retrouve dans le fait que les métalleux sont très intimes avec leur musique et également très fidèles. Les festivals Metal sont là pour exprimer cette passion, et force est de constater une grande cohésion au sein de cette communauté durant ces mêmes festivals.
Au-delà d'une musique parfois brutale et de sujets graves, le métalleux n'en demeure pas moins un être sensible. Il est à l’écoute des problèmes qui l'entoure et est sensible également dans la complainte, pour exprimer son mal-être. Le Metal agissant de la sorte comme une thérapie (qui ne pousse pas au suicide !)  qui est là pour expulser et déchaîner ses émotions. Un exutoire on vous dit !

L'iconographie sombre, souvent inspirée de l'Horreur (les films de la Hammer par exemple), de la mort, de la guerre ou du paganisme, permet de se distinguer de la masse. Cette imagerie forte parfois aussi empreinte de mysticisme, de mythologie et d'ésotérisme, est là pour choquer et donc se distinguer. Et parce que le métalleux aime les antagonistes (le diable contre le Christ, les païens contre les chrétiens, le blouson et les chaînes plutôt que la veste et une belle montre, etc.) il aime aller à contre-courant, à sortir du rang et à choquer. Et pourtant le métalleux aime vivre avec d’autres métalleux, et d'autres gens rassurez-vous, et aspire à ce que son style soit respecté et reconnu, voire plus diffusé. Ce qui contredit dans un sens le côté underground du genre et ce qui reviendrait (s’il avait une plus large diffusion) à le rendre mainstream et donc à devenir ce qu’il ne veut pas être. Mais il y a Metal et Metal (comme il y a bon chasseur et mauvais chasseur), et les personnalités et les pensées y sont tellement variées que même si demain il devient la musique la plus écoutée / diffusée, il y aura toujours des irréductibles pour rester underground et critiquer ceux qui ont accédés à la « lumière ». Tandis que de l’autre côté il y aura ceux bien heureux que le genre se soit d’avantage répandu, quitte à devenir la norme.

Le Metal pour les puceaux ! Euh, pour les curieux qui en veulent plus

Pour les plus courageux d'entre vous, on commencera par vous transmettre quelques idées de documentaires ou autres chaînes Youtube qui pourraient étancher votre soif de connaissances.

La chaîne "Metalliquoi ?" (https://www.youtube.com/watch?v=-TbIr8R-oRE) tout d'abord, évoque un sujet différent sur le Metal à chacun de ses épisodes. L'approche est sympathique et bien faite. En plus si vous aimez les chevelus à lunettes, c'est parfait ! ;)
La chaine Arte est depuis longtemps une pourfendeuse des préjugés liés au Métal et autres mouvements underground (notamment à travers les émissions Tracks). Ses reportages pourront également vous éclairer sur les multiples facettes de cet univers vaste et sombre (http://concert.arte.tv/fr/livestories/metal-la-culture-de-lombre).
Metal : voyage au cœur de la bête (Metal : A headbanger's journey en VO) est un documentaire réalisé par l'anthropologue Sam Dunn et Scot Macfadyen sorti le 21 juin 2006 en France, et en 2005 aux ‘States. « Il a pour but d'analyser le milieu du Heavy Metal d'un point de vue strictement anthropologique. » Merci Wikipédia !
Vous trouverez également ici (http://www.20minutes.fr/culture/1403730-20140618-playlist-metal-nuls-cinquante-titres) un lien direct pour un article du magazine 20minutes qui, à l'occasion du festival Hellfest, a demandé à Nicolas Gricourt de Radio Metal et à Eric Cambray de Metalorgie.com de leur concocter une liste de titres Metal pour les non-initiés, afin que ceux-ci puissent découvrir cette musique. À vous d'essayer !

Il va de soi que vous pouvez consulter les sites de Radio Metal et de Metalorge.com si vous voulez avoir une bonne idée de ce qui se trame dans la vie des groupes de Metal.
Et si vous voulez rigoler un bon coup vous pouvez également regarder la vidéo de FUR TV (https://www.youtube.com/watch?v=Hreqn9j3PHI) ^^.

Conclusion de l'enfer (MUHAHAHAHAAH !)

Il est extrêmement compliqué de cerner le Metal, ses influences, sa communauté et ses manifestations, tant celles-ci sont diverses. Les gens qui s'expriment au sein de cette communauté sont extrêmement différents même s'ils ont tous à cœur l'amour de la musique extrême et de toutes ses variantes. Un amour qui se partage et communie au cours de grandes messes que sont les concerts ou les festoches.

Toute personne peut se retrouver dans le Métal. Que ce soit les fans de Pop et de Folk, d’électro, de Rap, etc. Il y a une diversité des genres qui permet à chacun de s’y retrouver et de composer sa petite sélection personnelle.
Le fait est qu’il faut être curieux de tout et malheureusement, on ne peut vraiment se fier aux médias conventionnels qui ne peuvent que diffuser certaines catégories de musiques, de films, etc. Il ne s’agit pas ici de faire l’apologie du Métal mais bien de préciser que c’est un genre musical à part entière qui mérite également sa place dans les médias. Pourquoi il n’y a pas de prix spécial Metal dans les Victoires de la Musique ? Et ben parce que certaines personnes ont décrété que le Metal ne méritait pas d’être considéré comme de la musique et de fait, d’ignorer une partie de la population.

Donc la prochaine que vous croiserez un métalleux en soirée, ne l'ignorez pas, et n'ayez pas peur de lui parler. Lui aussi aime bien parler avec les autres ! :)

Sur ce je vais me faire un petit Master of Puppets. Cheers !

 


avatar Roman le 16/02/2016  -  commentaires

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