Revue jeu

Grand Theft Auto: San Andreas : In Da Club.

Grand Theft Auto: San Andreas : In Da Club.

La liste des jeux Grand Theft Auto s’allonge plus ou moins régulièrement depuis le premier opus sorti en 1997, même si les releases ont tendance à s’espacer avec les années. La faute au « toujours plus » peut-être : un jeu en 2D étant plus facile à concevoir qu’un autre en full HD avec une carte immense. Durant ma courte vie, j’ai pu poser mes mains avides sur tous les jeux principaux de la saga, à divers degrés certes, mais suffisamment au moins pour me faire une idée. Aujourd’hui cependant, pas de chichis, nous allons aborder celui que j’ai le plus rouillé, j’ai nommé le grand Grand Theft Auto: San Andreas, sorti en 2004.

Straight Outta Los Santos

Los Santos (a.k.a Los Angeles), 1992. Vous incarnez Carl « CJ » Johnson (paw paw!), un jeune homme à la peau d’une délicieuse teinte ébène qui revient dans son quartier natal, cinq ans après l’avoir quitté, pour les funérailles de sa mère. Mais dès son arrivée, les choses tournent déjà au vinaigre : des flics ripoux l’embrouillent, ses potos du ghetto sont mis à mal par les gangs rivaux et le crack abime le lien social tout autant que les dents. Du coup, tout le monde demande de l’aide à ce bon vieux CJ, qui ne sait pas dire non (sinon il n’y aurait pas de jeu en fait). Sans vouloir dire, le mec vient d’enterrer sa mère, laissez-le vivre quoi ! Enfin bon, ses pérégrinations vont l’emmener à parcourir tout l’état de San Andreas, composé de Los Santos donc, mais aussi San Fierro (ou San Francisco) et Las Venturas (la vicieuse Las Vegas), les deux autres villes majeures, ainsi que la campagne et le désert. Notre bon ami travaillera avec les triades asiatiques, les latinos, le gouvernement, la police et les italiens pour ne citer que ces groupes, un bien beau melting pot dans lequel tout un chacun aura l’occasion de se reconnaître (ou pas). Grosso modo, le but du jeu est le même que dans les autres GTA : devenir le King ! Si le scénario n’est pas des plus oufs, même s'il comporte son petit lot de moments où tu restes sur le cul, l’essence de l’œuvre ne réside pas tant dans cet aspect.

Les Sims du ghetto

Ce qui est ouf, accroche-toi bien, c’est que la map est juste IMMENSE. À l’époque de sa sortie, le terrain de jeu était le plus fat du moment, à l’exception de celui de World of Warcraft, sorti la même année (ne chipotons pas sur les mois), et The Elder Scrolls II : Daggerfall, sorti en 1996. Les différences notables étant que WoW est un MMORPG conçu pour accueillir des centaines de joueurs simultanément, et Daggerfall un monde en 2D en grande partie conçu aléatoirement au fur et à mesure que l’on avance.
Pour parcourir ce vaste monde, vous pouvez nager (une première dans un GTA) en surface ou sous l’eau, grimper des barrières et sprinter, ou utiliser l’un des nombreux véhicules disponibles (y compris à l’aide d’un jet-pack, oui, un JET-PACK), et tout ça sans temps de chargement en extérieur mon pote ! En plus de la balade, vous pouvez faire pleins de trucs cools comme : trouver les items à collectionner, faire des courses automobiles pour vous imposer dans le game, des quêtes secondaires, sortir avec vos petites amies (le mini-jeu sexuel est trouvable sur internet *clin d’œil*), faire du sport, se faire coiffer, faire du shopping dans les nombreux magasins de vêtements (une seconde je reprends mon souffle), jouer au pompier / ambulancier / policier, conquérir des territoires de gangs, devenir gros, cambrioler, jouer à des jeux vidéos / au billard / au basket, faire des concours de low riders, acheter des maisons et des commerces, apprendre des sports de combats, réaliser des cascades uniques en caisse… Un truc de fou je vous dis, et encore je suis sûr que j’en oublie.
 


Un jeu qui sent bon le ol’ school babe !

Évidemment cela a un prix : les graphismes ne sont pas au top, à peu près équivalent à ceux de son ainé Vice City, sorti deux ans plus tôt, et sont largement dépassés par des jeux plus anciens, comme Final Fantasy X sorti en 2001. Par ailleurs, il arrive des moments où les rues sont très peu peuplées, ce qui est étonnant vu la taille des villes, et il est vrai que les endroits plus sauvages sont un peu vides. Oui mais voilà, on ne vous répétera jamais assez que de bons graphismes ne font pas de bons jeux d’une part, et que d’autre part, il a fallu caser tout ça pour que ça passe sur PS2 et Xbox. Des consoles excellentes que les gamins d’aujourd’hui verraient pourtant comme des objets venus tout droit de la Préhistoire.

Le jeu se rattrape sur l’ambiance qu’il procure : la bande son déjà, est fournie, comme dans tous les GTA, et il y en a pour tous les goûts (Rap, Rock, Metal, Funk etc.), et sur PC vous pouvez de toute façon ajouter votre playlist. Les environnements, les villes tout particulièrement, sont fidèles aux originaux : Los Santos est écrasée par le soleil, avec des membres de gang qui chillent au coin des rues, les casinos brillent de milles feux à Las Venturas… Enfin, les événements relatés dans le jeu sont conformes à ceux de l’époque, oui, le crack a fait des ravages à L.A. au début des années 90 (la drogue c’est mal m’voyez), les guerres des gangs étaient une réalité, et certains des personnages ressemblent traits pour traits à des gangsta rappeurs connus : Ryder est le portrait craché de Eazy-E et je pense que Big Smoke est inspiré de Notorious B.I.G. par exemple. Pour finir, le casting de doublage est très important (en fait, il a été élu le casting le plus important dans un jeu vidéo par le Guiness Book 2009, avec 861 acteurs différents), et est composé de pas mal de célébrités, dont Ice-T, Samuel L. Jackson et Axl Rose.
Pour tout ça, parce que Rockstar a soigné son jeu aux petits oignons (ce qu’ils font à chaque fois en fait), le jeu fut plébiscité par les critiques lors de sa sortie, et reste cher au cœur de ceux qui l’ont connu, en concurrence avec GTA Vice City.
Nous ne parlerons pas ici de la place de ce jeu dans la saga GTA, aucune comparaison ne sera faite, mais vous n’êtes pas à l’abri d’un futur dossier sur le sujet, gardez les yeux ouverts.

Allez, et Fuck Da Police !
 


 


avatar Jeremy le 24/02/2016  -  commentaires

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