Actualité locale

Debout sur le Zinc, à La Belle Electrique : un bien bon concert !

Debout sur le Zinc, à La Belle Electrique : un bien bon concert !

Assister à Debout sur le Zinc en concert, pour tout ceux qui comme moi, ont traversé l’adolescence avec Tryo, Les Ogres de Barback, ou encore La rue Kétanou dans le discman (oui, oui, le discman !), c’est un peu comme manger un gros bonbon qui fait du bien à l’adulte qu’on devient ! J’y reviendrai.

En première partie, pour ceux dont elle ne faisait pas encore partie du paysage musical grenoblois, nous pouvions découvrir la chanteuse Yoanna. Accompagnée de deux musiciens et de son accordéon, j’ai d’abord trouvé son live un peu… "statique". Mais c’était sans compter ce qu’elle cachait derrière son manteau et son grand accordéon, en ventre rond comme la Lune, bien mis en valeur dans une robe ultra-moulante. Canon !
Ceci expliquant cela, elle n’a pas manqué de plaisanter sur sa condition de femme en enceinte et de menacer d’accoucher en live. La langue bien pendue sur scène comme dans ses chansons, il faudra tout de même que je m'intéresse de plus prêt à ses textes pour voir de quoi il en découle. À noter, Yoanna a aussi à son patrimoine un duo jeune public Marre mots et un quatuor concert/spectacle Simone. À découvrir donc.

J’ai profité du changement de plateau pour observer les lieux. Sans surprise, le gros du public oscillait de 20 à 40 ans. Le temps aussi d’admirer la salle de La Belle Électrique, de fréquenter le bar et de se remémorer les plus belles chansons à venir.
Debout sur le Zinc est né à la fin des années 90. Depuis leur premier album éponyme (1999) ils ont donné jours à 8 autres albums et de nombreux projets partagés avec des artistes de la scène française. La configuration semble à géométrie variable puisque sur scène ils étaient 7 hommes alors que nous attendions naïvement une femme, comme c’était le cas pour leur dernier album "Eldorado" (2015).
Cette formation généreuse est vraiment appréciable. Il est rare de voir autant de musiciens sur scène et c’est tout de même ce qui donne du piment lors des concerts.
Le chanteur agrémentait l’accompagnement principal (guitares, basse, batterie) de bribes de violon et de trompette, donnant encore plus de couleurs à l’ensemble.

Mais ce qui caractérise vraiment Debout sur le Zinc, ce sont les textes doux, pétillants et d’une tendresse folle. Les mots toujours poétiques sont aussi très positifs. Il est là, le gros bonbon qui fait du bien ! Nous pouvons tous nous retrouver dans l’une des histoires qu’ils chantent. Coup de cœur personnel pour Des larmes sur ma manche dont les paroles sont délectables et le pont musical si intense !
Côté mise en lumière, en fond de scène nous avions régulièrement comme un mur de lucioles, magnifique. J’ai particulièrement apprécié voir bouger les silhouettes des artistes sur les murs, un effet simple comme le monde mais qui fonctionne à 200% ! Le concert est progressivement monté en intensité, pour déboucher sur un premier rappel tout en douceur, puisque non amplifié. Le second rappel a évidemment été consacré à leur tube indétrônable : le magnifique hymne d’amour à la musique : La déclaration.

 



avatar Lorene le 26/02/2016  -  commentaires

commentaires

Commentaire ajouté avec succès