Chronique musique

John Carpenter - Lost Themes II : le maître a encore frappé.

John Carpenter - Lost Themes II : le maître a encore frappé.

En juillet 2015, on vous parlait sur Down The Wall (l’un de deux parents de ScreenBreak) du premier véritable (si l’on peut dire) album studio de non moins que Monsieur John Carpenter, "Lost Themes" (LT).

Cet artefact - je ne vois pas comment l’appeler autrement - m’avait à l’époque conquis (et continue), et ce dès la première écoute, les premières notes de Vortex, ou le premier visionnage du clip de Night. Ça, c’était en juillet 2015, et c’était le premier album de la série.


 

Nous sommes maintenant en mars 2016, et « Big John » comme il est parfois surnommé, s’en revient avec "Lost Themes II" (LTII), après un "Lost Themes Remixed" (LTR), sorti en octobre 2015.

 

À paraitre prochainement (le 15 avril), LTII ne m’a pas convaincu aussi rapidement que son ainé. Je savais d’emblée que je le serais, car grand fan du « maître de l’horreur » comme certains l’appellent (je fais partie de ces personnes), c’était inévitable. Mais le chemin n’a pas été aussi simple que pour le premier.

Dans "Lost Themes", tout semblait à l’équilibre, et direct. 9 morceaux aux titres conceptuels forts (Vortex, Night, Abyss, Wraith, etc.).

Ici, place à deux mots (Distant Dream, Utopian Facade, Last Sunrise, White Pulse, etc.) par morceau (12), et donc à un double niveau de complexité dans les concepts. C’est une remarque assez terre à terre, mais qui n’enlève en rien à sa véracité.

Carpenter manie les concepts à un plus haut niveau, et il en va de même avec sa musique, plus lourde, et donc moins directe (déjà qu’elle n’est pas accessible à tous…).

À la première écoute de LTII, je n’ai très franchement retenu que Utopian Facade. Et puis peu à peu, la puissance du maître apparait, et se déploie pendant 47 minutes fracassantes (le morceau cité ci-dessus n’en reste pas moins l’apogée de l’album), véritable invitation au voyage dans les limbes obscures du réalisateur de films comme The Thing ou Halloween.

 

Lorsque je suis tombé sur "Lost Themes II", j’ai été à la fois très heureux, et "très" déçu. Très heureux car ma foi, John Carpenter, c’est John Carpenter (plus on en a, plus on en veut), et "très" déçu car quelque part, "Lost Themes" suffisait amplement.

Mais j’imagine que cela fait partie du personnage, et je serais toujours cool avec ça. Et vous devriez en faire autant.

 

 


avatar Maxime le 10/03/2016  -  commentaires

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