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Until Dawn : l'échec cuisant d’une chroniqueuse sur son premier jeu d’horreur.

Until Dawn : l'échec cuisant d’une chroniqueuse sur son premier jeu d’horreur.

Il y a quelques temps, je me suis lancée le défi de jouer (et de terminer !) un jeu d’horreur.  Ce qu’il faut déjà savoir à mon sujet, c’est que je ne supporte pas les films d'horreur, et que les images choquantes que je peux être amenée à voir par ci par là se greffent de manière éternelle dans ma petite sélective mémoire sélective.

Pourquoi donc me faire du mal ? Fantasme à part, tout simplement parce que, pour une fois, le concept d’un jeu en particulier a attiré mon attention : celui d’Until Dawn.



On commence par un scénario relativement classique : on incarne une bande de jeunes se retrouvant dans un chalet perdu en pleine montagne pour faire la fête, et plus si affinités. C’est l’hiver, il n’y a pas de réseau, et il faut palier à l’ennui. Quoi de mieux qu’une petite "blague" entre amis, comme humilier une des invités ? Mais la blague dégénère (of course) et la bouc-émissaire s’enfuit dans la neige suivie de près par sa sœur inquiète. On ne les reverra jamais (TA-TA-TAAAA !).

Un an plus tard, le groupe se retrouve dans ce même chalet pour leur rendre hommage. C’est là que les vrais ennuis commencent…

 

Je vous ai mis un peu dans l’ambiance : le froid, la tension, la peur. Mais regardons de plus près ce qui en fait un jeu intéressant.

 

Premièrement, le jeu est extrêmement beau, et par beau j'entends que la qualité globale des graphismes et des nombreuses cinématiques montrent qu'un soin important a été apporté à la réalisation. En effet, les visages et expressions des personnages sont bluffant, chose notamment due à la technique employée : la motion capture.

C’est quoi au juste ? Des capteurs sont placés sur le visage d'acteurs et permettent de créer des images de synthèses au plus proche des réelles expressions humaines. On peut donc recroiser des petites têtes connues comme Hayden Panettiere (la petite pom-pom girl d'Heroes) ou Rami Malek (de Mr. Robot).

Mais en dehors des personnages, l'environnement hivernal et les différents lieux sont très travaillés, et la qualité des textures, des objets, de la nature font réellement la différence dans l'expérience de jeu. Vous pouvez ajouter à cela un travail sur le son plus qu'acceptable qui nous plonge réellement dans l'univers d'Until Dawn.

 

Deuxièmement, l'aspect bien pervers de ce jeu, c'est qu'il est calqué sur nos propres peurs, et cela se fait de manière "très subtile" entre deux actions, lorsque notre personnage est projeté dans une séance de psy. Tout d'un coup, tu te retrouves sur un petit fauteuil devant le talentueux mais non moins flippant Peter Stormare (oui oui, celui de Prison Break), qui te questionne nonchalamment sur ce qui te fait faire pipi dans ta culotte : « Tu aimes bien le noir ? » « Et les araignées, tu les aimes les araignées ? » « et les clowns ? » – non mais va mourir !

Et, quel fut mon étonnement de voir deux trois screamers avec des masques de clowns…

 

Et enfin, ce qui fait d'Until Dawn un jeu génial selon moi, c'est qu'à chaque décision que tu prends, le destin des personnages s'en trouve changé. Et ouais, si tu vas à droite ou à gauche, tu vas peut-être causer la mort d'une ou deux personnes. Oh joie. Ce genre de jeu est absolument parfait pour moi et mes problèmes d'empathie excessive.

Ah j'oubliais, tu ne peux pas retourner en arrière. C'est une partie par jeu, c'est tout. Enfin, les petits geeks que vous êtes doivent bien connaître quelques techniques, mais moi, je reste là, passive face à mes frustrations.

 

J'ai tout de même quelques critiques à apporter. Pour les joueurs hyperactifs, Until Dawn n'est pas l'idéal. Il y a trop de cinématiques à mon goût, et lorsque tu joues, tu passes beaucoup de temps à marcher dans la neige à la recherche de ton destin ! Globalement, tu as donc des longs moments de passivité. Une position dans laquelle les concepteurs du jeu ont surement voulu nous mettre.

 

Et mon expérience de jeu… ? Eh bien ça donne des parties très intéressantes ! Je suis incapable de jouer seule. Je donne systématiquement la manette à mon copain après 2 minutes de jeu. Je crie à tous les screamers et même quand il n'y en a pas, en prévision ! Je me retrouve avec un mal au cœur au bout de 10 minutes, et les parties ne dépassent pas les 30 minutes. Après quelques longs mois d’essais entrecoupés de longues périodes de repos psychologiques, et n’ayant même pas réussi à terminer le jeu, ma conclusion est sans appel : j’ai réussi à tuer presque tous les personnages. Question survie et choix pertinents, on peut le dire, je suis plutôt efficace.

 

Et vous, vous y avez déjà joué ? Racontez-moi votre expérience !

 

Des bisous !

 

 


avatar Aude le 14/03/2016  -  commentaires

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