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Miss Tic : la douce heure d'un six à huit.

Miss Tic : la douce heure d'un six à huit.

Il y a quelques semaines, je vous parlais du Printemps de Poètes. Et puis Le Printemps du Cinéma vient de s’achever. Décidément, le mois de mars est riche en évènements fêtant le renouveau, puisque débute la semaine prochaine, Le Printemps du livre de Grenoble. Cet évènement se déploie notamment dans les bibliothèques de la ville et le musée de peinture, avec au programme lectures, débats, spectacles, expositions…

 


Pour cette 14ième édition, j’ai choisi de m'intéresser à l'exposition de l’artiste Miss Tic dont le vernissage a eu lieu hier, Mardi 22 mars, à la bibliothèque du centre-ville.

Je m'interroge souvent sur l'intérêt des vernissages. Quelle est la plus-value pour le public (un indice : les petits fours et le champagne dans les gobelets en plastique n’est pas une réponse acceptable) ? Dans le cas présent, l’évènement ressemblait presque à ce que pourrait être l’inauguration général du Printemps du livre, avec au programme les discours consécutifs de Mme Corinne Bernard (adjointe aux cultures de Grenoble), l’éditeur de l’artiste (Critères éditions), et Mme Carine D’Inca (coordinatrice générale et directrice artistique de l’événement).

En d’autres mots : du blabla, du blabla, du blabla…

À noter tout de même la présence de l’artiste, mais difficile de l'apprécier véritablement puisque nous étions très (trop) nombreux pour prétendre à un échange privilégié avec elle.

 

Autre interrogation, pourquoi exposer un artiste du street art à l’occasion d’un évènement fêtant le livre, la littérature et les mots ? Justement parce que cette artiste plasticienne, à la griffe si particulière, réserve une place singulière aux mots dans ses œuvres graphiques. Les portraits, presque exclusivement féminins, sont accompagnés de phrases à la fois poétiques, incisives et malicieuses. Et puis, l’éditeur de Miss Tic étant grenoblois, on se doute que cela facilite les choses.

 

J’ai découvert le travail de cette artiste lorsque j’étais adolescente avec une grande fascination (sûrement propre à cet âge) pour l'espièglerie des regards de ces femmes. Ces œuvres tagguées au pochoir sur les murs de Paris, sont à mon sens un mélange de provocation féministe, de liberté insouciante, et de révolte poétique.

Si cette exposition m’a un peu laissée sur ma faim, rapport aux œuvres très peu nombreuses, je vous invite néanmoins à découvrir cette artiste par tous les autre moyens qui s'offrent à nous (non, pas que internet). Beaucoup de ces œuvres de street art ont été photographiées et éditées et le site de l’artiste en dévoile quelques unes.

 

Pour prolonger le plaisir et la découverte, rendez-vous Samedi 2 avril à 15h30, toujours à la bibliothèque du centre-ville, pour une lecture par l’auteur de À la vie, à l’amor. Un livre où « l’artiste revisite ses fulgurantes pensées dessinées, ses jeux de mots doucement piquants ».

 

 


avatar Lorene le 23/03/2016  -  commentaires

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