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The Robert Glasper Experiment, à La Belle Electrique : la libération de la musique

The Robert Glasper Experiment, à La Belle Electrique : la libération de la musique

The Robert Glasper Experiment, c’est qui, c’est quoi ?

  • Le génial pianiste Robert Glasper,
  • Casey Benjamin, Derrick Hodge et Mark Colenburg, qui sont également de géniaux musiciens,
  • et puis une longue, longue liste de lyricistes de qualité qui viennent poser sur leurs instrus : Lupe Fiasco, Common, Erykah Badu, Snoop Dogg et Norah Jones, pour ne citer qu’eux...

On ne s’étonne donc pas que leur premier album ("Black radio") ait récolté un Grammy et on s’attend à peu près à la même chose pour son successeur, "Black Radio 2". Côté style, le projet s’essaie avec succès au mélange des genres R&B, Jazz et Hip-hop.


 

Sur scène, que l’on soit ou non amateur du genre, le spectacle est total : comment ne pas rester hypnotisé devant ces quatre monstres de virtuosité ? Glasper joue simultanément sur deux claviers, Benjamin, en plus de sa voix, maitrise la clarinette, le saxophone, de multiples consoles de mixage et une sorte de guitare-piano. Quant au bassiste et batteur, Hodge et Colenburg, difficile de ne pas rester la bouche ouverte en les voyant mettre à profit toutes les possibilités qu’offrent leurs instruments.

 

Le reste du show est tout en simplicité : pas de scénographie impressionnante, pas d’ambiance star système, pas de longs discours mais quelques vannes spontanées et une attitude décontractée en toutes circonstances : on aperçoit Glasper taxer de l’eau à une nénette du public, on se marre 30 secondes quand ils annoncent qu’ils galèrent à trouver quoi jouer pour le rappel. Clairement les mecs sont des dieux de la musique, pas de l’orga’… et ça ne les rend que plus sympathiques.

 

Plus de deux heures de concert qui font la part belle à l’expérimentation : on comprend d’où le projet tire son nom ! On met un pied dans le monde du Free Jazz, des improvisations à tous les étages, des solos à en couper le souffle. La liberté est totale, comment ne pas apprécier que, pour une fois dans un concert, la part belle soit faite à l’imprévu, à l’erreur, à la liberté.

 

Une éloge de la mollesse, un retour gracieux et agréable aux racines même de la création musicale.

 

 


avatar Alice le 11/04/2016  -  commentaires

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