Chronique musique

M83 - Junk : lettre d'amour au passé.

M83 - Junk : lettre d'amour au passé.

On ne présente plus M83. Derrière le groupe au nom d’une des galaxies les plus mythiques de l’espace connu, un homme, Anthony Gonzalez (et de nombreux mouvements au sein du groupe). 6 albums plus tard (le premier date de 2001 ; le dernier, le succès "Hurry Up, We’re Dreaming", est quant à lui sorti en 2011), le français revient avec "Junk", sorti au début du mois.

 


Franchement réticent à la première écoute, force est de constater que "Junk" est en vérité une pure douceur pour les oreilles ! Et pour cause, le musicien/compositeur/chanteur puise son inspiration dans tout ce que la French Touch, ce qui l’a précédé, et ce que le monde de l’Electro’/Pop/Rock ont pu faire jusqu’à maintenant.

 

Ainsi, on ne sera pas surpris de trouver des références à foule de moments forts de la musique : les vieux génériques TV des 60’s façon La croisière s’amuse (Moon Crystal) et à des « moments Disney » (For The Kids - en featuring avec Susanne Sundfør -), à Metronomy (sérieusement, Walkway Blues - avec Jordan Lawlor – aurait pu être produite par le groupe britannique), au duo légendaire Serge Gainsbourg et Jane Birkin (Bibi The Dog, Laser Gun – tous deux en featuring avec Mai Lan -), Air (Tension, Solitude), Daft Punk (Time Wind – en featuring avec Beck -), et j’en passe.

 

En ce sens, "Junk" est bel et bien un album Junk (au sens négatif, cf. la « malbouffe »), une sorte de compilation astronomique et gargantuesque, qui pourrait sembler un peu facile, mais tout autant que super plaisant à écouter, à l’instar du très réussi "All Possible Future" de Miami Horror (une super chronique à lire ici) !

Bien sûr, mon petit speech peut donner une impression un peu réductrice, mais ne vous attardez pas sur cette sensation. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas le cas, et surtout parce que ma foi… LE SAXOPHONE ! Chaque morceau de l’album est parsemé d’une petite touche de Saxo’/Jazz ! Et que voulez-vous, c’est mon pêché mignon (écoutez Road Blaster, vous comprendrez) !

 

Quelque part, "Junk" sonne comme un album bien plus personnel que ses prédécesseurs, comme si l’ami Anthony s’était vraiment fait plaisir en posant toutes ses références, ses amours de jeunesse peut-être, qui ne le lâchent pas (d’ailleurs, l'émouvante Atlantique Sud – avec la très belle voix de Mai Lan encore une fois -, et la mélancolique Sunday Night 1987 en seraient sans doute les plus belles synthèses).

Et pour ça, un seul mot : OUI !

 

 

 


avatar Maxime le 22/04/2016  -  commentaires

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