Interview

Ao : l'interview

Ao : l'interview

Rencontrés lors d'une soirée organisée à Tours par Riipost Asso, les membres d'Ao, jeune groupe de Thrash Death Metal originaire de Tours, ont répondu à mes questions (et plus encore, puisque j’ai pu passer la soirée à boire quelques bières, jusqu’à même être hébergé par le groupe). J'en profite pour remercier l'asso’ et saluer les excellentes performances d’Empire of Caïn, de Skeptikon et de No Return (qui n’étaient pas venus sur Tours depuis 20 ans) qui ont participé à cette très bonne soirée, chacun à fond dans leurs styles respectifs).

Ao est composé de cinq membres, tous présents pour l'interview, que sont : Baptiste Boudoux (chant), Anthony Mateus & Florent Giudicelli (guitares), Mathieu Wilmann (basse) et Quentin Regnault (batterie).


 

Roman : Première question. Pourquoi « Ao » ? C'est assez simple, c'est assez court, c’est assez efficace aussi, mais on s'attendrait à un nom carrément plus vertigineux ("Ultra Carnage of Death" me glisse Baptiste).  D'où ça vous est venu ?

Baptiste : Après de tumultueuses recherches pour ce qui était du nom de groupe, et pendant ma pleine période de révision de BTS, j'ai préféré faire autre chose que réviser. J'ai pas mal planché les sonorités Māori, et c'est de cette langue-là que vient le nom du groupe. Ao qui signifie "le monde", "la terre", l'univers. On ne voulait pas avoir une sonorité Metal, on trouvait que ça ne correspondait pas à ce qu’on voulait véhiculer et à ce qu'on était. On est partis chercher ailleurs.

 

R : Vous parlez du concept de monde. Ça me fait penser à votre CD qui ressemble à une vieille mappemonde style début XIXième. Pourquoi le choix de cette esthétique ?

Florent : C'est HK de chez Alternativ Design qui nous a fait l'artwork. Et on lui a dit qu'on ne voulait pas un truc cliché. On tient à avoir une certaine esthétique.

Baptiste : L'esthétique Metal, ce n’est pas qu’on ne l’aime pas, mais elle est très empreinte de clichés.

Florent : Ça fait 60 ans que le Metal existe. C’est donc dur de se démarquer. C'est pour ça on a donné quelques directives à HK sur justement cette mappemonde, l'univers, etc.

Baptiste : Et puis il y a cet effet « vieille carte » dont on a tellement parlé entre nous.

Florent : L'une des principales directives effectivement, ça a été l'aspect vieillot, ancien.

 

R : D’un point de vue purement musical, quelles sont vos influences ?

Florent : Pour le groupe en lui-même, on est obligé de citer Gojira. C'est un peu l'unanimité dans tout le groupe. Mais il y'a quand même pas mal de Lamb of God, de Devil Driver, de Nevermore aussi.

Batptise : Chimaira.

Florent : En fait, on avait deux compos qu'on n'a pas mis dans l'EP qui font plus Nevermore et Chimaira, un peu plus Prog’ et barrées dans les structures. Après on a fait le tri et on a fait le choix sur l'EP pour que ce soit le plus cohérent possible de la première à la dernière. On a préféré prendre cinq titres assez cohérents du début à la fin. On les gardera pour autre chose.

Baptiste : On ne voulait pas faire plus et moins bien.

 

R : Vous vouliez avoir une production cohérente de bout en bout…

Florent : On privilégie toujours la qualité à la quantité. C'est pour ça que nos sets sont encore un peu courts pour l'instant.  On est à 30, 35 minutes quand on traîne. On préfère faire 30 minutes mais bien que 45 minutes avec 10/15 minutes de battement qui soient un temps mort.

 

 

R : Est-ce que vous avez des influences musicales autres que Metal pour le groupe ?

Florent : Pour le groupe, oui et non. On écoute beaucoup de choses. On n’écoute pas forcément que du Metal. Par exemple, Quentin et moi avons travaillé sur des tidé (on parle de Delay en fait. C'est un effet qui émet une répétition de son, ndlr) qui font presque U2, qui se rapprochent plus de ce qu'utilise The Edge, des shimmers, des effets comme ça qui sont empruntés un peu au monde de la Pop Rock, et qu'on a essayé d'intégrer dans notre musique qui est plus Metal que U2. Je pense qu'on écoute beaucoup de choses différentes. Mathieu, notre bassiste, fait du Free Jazz parfois.

Baptiste : Il doit être je pense celui qui écoute le moins de Metal dans le groupe.

Florent : Baptiste, notre chanteur, n'écoute pas beaucoup de Metal non plus.

Baptiste : Nous sommes des Metalleux qui n'en écoutent pas...

Florent : Je pense que ce mélange d'influences de partes et d'autres de certains membres du groupe font que ça ouvre un peu les horizons.

Baptiste : On est relativement aussi ouvert à ce qui se fait dans le Metal. Mais aujourd'hui la nouvelle vague - tout ce qui va correspondre au Metalcore, le djent - tous ces styles qui ont finis d'émerger, on y est ouvert.

Florent : Dans la composition des morceaux pour Ao, on ne se fixe pas de barrières en fait. Tant que ça reste cohérent, efficace et que tout le monde y trouve son compte, on va garder. On n'a aucune limite, il faut seulement que ça soit cohérent du début à la fin et que ça nous plaise.

 

R : En écoutant vos compos’, j'avais l'impression d'avoir une synthèse de plusieurs styles musicaux. Est-ce que c'est ça le sens du terme "Modern" dans votre style ? Par exemple, le Modern Thrash Death Metal ?

Florent : Ça en fait partie. Je pense que le mot "Modern" va bien dans ce sens-là parce que toutes nos influences sont des groupes quand même assez récents. Ce n’est pas du old school.

Baptiste : Ça pourrait être des groupes récents mais influencés par des vagues des années 80 par exemple. Pour nous, c'est plutôt Gojira qui sont presque les instigateurs et les pionniers de leur propre genre, avec une manière presque unique d'approcher les choses. Quand on m'a présenté le projet (ndlr : Baptiste a été recruté après la formation du groupe par les musiciens), c'était « un mélange entre Nevermore et Gojira ». Finalement ça a pris une direction légèrement différente et ce n’est pas plus mal parce que y'a un caractère plus personnel qui s'en dégage que juste "un mélange de truc". On y a tous mis du notre.

Florent : On a beaucoup réfléchi à se mettre volontairement cette étiquette de Modern Thrash Death. Il y a tellement de sous styles différents de Metal, alors que la Pop reste la Pop ou la Pop Rock, le rock ou le rock progressif. Eux arrivent à se démarquer en quatre styles.

Baptiste : C'est difficile de mettre une étiquette sur un genre en particulier et même nous, pour l'étiquette Thrash, on n'est pas encore sûr à 100 % si c'est celle qu'on veut endosser. On sait que c'est du Metal, ça, il n’y a pas de doute. Modern c'est l'étiquette qu'on a envie de garder. Après...

 

R : Ça peut évoluer ?

Florent : Ça évoluera, c'est sûr. On ne fera pas la même chose tout le temps. Déjà quand on arrivera à sortir un album, on sera content. Pour l'instant, il y a encore beaucoup de travail.

 

R : De ce point de vue-là, vous avez des projets, des nouvelles compos’ ?

Florent : Chacun travaille de son côté pour l'instant. C'est surtout Quentin, Anthony et moi-même qui avons commencé à sortir de nouvelles idées. On a la chance d'être en colloque avec le chanteur et les deux guitaristes. Du coup ça toque souvent à la porte pour tester un truc. Chacun amène sa pierre à l'édifice. À part moi-même, tous les autres ont un autre groupe. On essaye donc de respecter l'emploi du temps de chacun au niveau des enregistrements et des tournées. Là, après la sortie de l'EP on a fait une petite pause pour digérer tout le travail d'enregistrement, en sachant que tout était en auto-prod. Les nouvelles compos ne sont pas finies, mais il y a déjà de la bonne matière. On va s'y mettre vraiment à partir de cet été.

 

R : Votre premier EP s'appelle "Mahara". Quelle est sa signification ?

Baptiste : Encore une fois, c'est du Māori. C'est à la fois un verbe et un nom. Ça signifie soit "un souvenir", soit "se souvenir". C'est un peu pour marquer le coup parce qu'on a beaucoup bossé sur cet EP là et on s'en souvient comme d'une vraie aventure. C'est quelque chose qu'on n'oublie pas, qu'on garde pour nous. Après, il y a toute une autre signification. Les deux premiers morceaux s'appellent Memento et Memories, et tout ça est lié à notre attache au passé ; qui est un rapport à la difficulté du lâcher-prise et aussi au fait qu'il y a toujours un décalage entre les choses qu'on voit, les sons qui nous parviennent et le moment où on les intériorise et où on les vit réellement. Donc on est toujours en décalage avec ce qu'on vit. On croit qu'on est dans le présent mais en fait on vit perpétuellement dans le passé. Et donc tout ce qu'on vit est déjà un souvenir.

Florent : Cet homme ne prend pas de drogues ! Il boit très peu et ne se drogue pas ! (rires).

 

 

R : Hahahaha ! C’est très ésotérique tout ça ! D’ailleurs, comment composez-vous vos morceaux ? Pour les paroles je sais que c'est toi Baptiste qui les écris. Comment tu procèdes ?

Baptiste : Ce que j'écris est soit en lien à des choses que j'ai vécu, soit à des manières dont j'interprète la vie, soit à des thèmes dont on a parlé entre nous avec le groupe et qu'on a tous envie de développer. Je suis très proche de ce que j'écris.

 

R : Et du point de vue des instruments comment créez-vous vos compos ? Vous profitez de la coloc’ pour échanger vos idées de riffs...

Florent : Oui c'est ça, on se les enregistre, on se les envoie. Anthony fait quelques nuits blanches parfois. Ça lui arrive d'avoir l'inspiration d'un coup, d'un truc qui vient, il faut enregistrer.

Baptiste : L'illumination.

Florent : Trois quart d'un des morceaux a été composé comme ça. Les deux premiers morceaux, c'est Quentin qui avait déjà enregistré ça chez lui. Et après Anthony et moi avons à peu près les mêmes influences. Quand on présente un riff on arrive souvent à s'inspirer l'un et l'autre.

Baptiste : Le gros du travail va être fait à la maison, mais en général, quand on arrive en répète et qu'on se dit « tiens là je ne sais pas comment faire cette transition », on sait que c'est des trucs qu'on va pouvoir aborder en répète’, qu'on va pouvoir faire ensemble. Les idées peuvent émaner de tout le monde.

Quentin : Il y a même une transition, je pense à Seeds of Knowledge, qui a été faite par accident pendant les enregistrements de l'EP. Ça nous est arrivé là comme ça et on s'est dit : « c'est énorme ! ». Et au final, il y a des choses qui peuvent être revues au dernier moment. Je sais que pour la batterie il y a des choses que j'ai changé maintenant après avoir digéré un peu cet EP, le fait de jouer en live. Il y a des choses qui changent, des petites améliorations, des jeux avec les gars. J'interprète complètement différemment les choses en live. Ça fait vivre la chose. Pour en revenir à ce que disait Baptiste, le gros du peaufinage des morceaux va se passer en répète parce que c'est là où on va avoir notre son, où on va avoir notre patte, on va jouer tous ensemble. On a le ressenti tous ensemble.

 

R : Impression personnelle. Je trouvais que les compos passaient bien en live. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça, et est-ce que c'est quelque chose auquel vous pensez quand vous composez vos morceaux ?

Quentin : Personnellement oui. J'essaie d'imaginer la place du public voir même de l'ingé’ son qui va être un peu plus loin, voir comment ça pourrait être agencé avec les lights, avec le son, quel rendu ça pourrait avoir en fait. J'essaie souvent de m'imaginer ça, ça m'aide pour l'arrangement sur un morceau.

Florent : Pour ma part ça dépend. On s'est rencontré à "Tous en Scène", à l'école de musique. On a un prof de solfège rythmique qui nous a dit une fois que plus les groupes font de live, plus ils vont rechercher l'efficacité en live. Et du coup, pour lui, ils perdent en créativité. Cette phrase-là m'est vraiment restée depuis des années dans la tête. C'est vrai que quand on compose chez soi, qu'on est tout seul dans sa piaule sur sa chaise, ça paraît plus facile. Après quand on est sur scène avec des lights, bouger, un public, avoir la tension du concert, on a tendance justement à faire des erreurs. Ce qui a été vachement compliqué à enregistrer en studio, sur scène, ça demande un énorme travail pour que ça soit le même rendu. Donc du coup ne pas tomber dans la facilité "bête et méchant" ou "simple mais efficace". On essaie d'alterner des moments "grosse bagarre" avec des moments un peu plus aérés et aériens qui demandent plus de concentration. C'est sûr que quand on est à 220bpm (la mesure du tempo en musique = battement par minute, ndlr) et que ça déboule dans tous les sens, soit on a la tête dans son manche et on ne bouge pas mais ça reste propre, soit on va bouger un petit peu sur scène. On essaie donc de trouver le bon compromis entre les deux, avoir de la créativité mais que ça reste quand même efficace.

 

R : Vous vous considérez comme un groupe de studio et de scène en même temps ?

Quentin : On essaie de travailler les deux aspects. On ne va pas laisser les choses au hasard. Il y a pas mal de choses de l'aspect live auxquels on ne pensait pas et sur lesquelles il faut s'attarder. Il faut se mettre à la place du public.

Baptiste : Et puis la finalité, ce n'est pas la composition. La finalité c'est de jouer les morceaux devant les gens. C'est cet échange là... On ne fait pas de la musique juste pour aller dans un box d'enregistrement. Derrière, ce qu'on veut, c'est partager ça.

 

R : C'est important pour vous les concerts, les tournées, de jouer devant les gens ?

Florent : C'est en fait la première raison du groupe.

Quentin : C'est entre guillemets la finalité du groupe.

Florent : C'est de pouvoir jouer le plus possible. Et maintenant que notre EP est sorti et qu'on peut tourner avec ça, on va pouvoir au fur et à mesure incorporer des nouvelles compos’ pour voir aussi le rendu en live et le ressenti du public.

 

 

R : Sur scène, j'ai trouvé que vous étiez à l'aise et très contents de jouer. C'est quelque chose de spontané et de naturel ?

Baptiste : J'estime qu'un concert est réussi quand tu as donné autant que tu as reçu. Pour que ça fonctionne, toi, il faut que tu donnes au public. C'est toi le premier qui doit donner. Ensuite, si ça fonctionne, le public, lui, il te rend cette énergie et ça se voit. Enfin, ça se sent, il y'a un truc dans l'air.

Florent : Le Metal est issu aussi du Rock'n'roll. Et le Rock'n'roll faut que ça envoie. Il n'y a rien de pire que d'aller voir un artiste qui fait la gueule sur scène. Il ne faut pas oublier qu'on a toujours cette chance de monter sur scène, ni pourquoi on fait cette musique, c'est-à-dire on monte sur scène et on la partage avec le public. Sinon on reste chez soi et on joue chez soi pour soi. C’est un choix à faire.

           

R : En live, vous interprétez la chanson The Heaviest Matter of the Universe  de Gojira, ainsi que Set to Fail de Lamb of God. Pourquoi ces morceaux ?

Florent : Clairement, parce qu'ils ont fait l'unanimité à chaque fois qu'on s'est dit : « tiens, on ne se ferait pas un petit cover de Gojira ou de Lamb of God ? ».

 

R : Ce sont des morceaux qui font consensus ?

Baptiste : Ouais c'est ça. Et là pour le coup, ce n’est pas forcément au niveau de la signification du morceau... Mais c'est vraiment « putain ce morceau il me botte, j'ai envie de le faire, on le fait ! ».

Mathieu : Je ne sais pas si vous le ressentez comme ça, mais à chaque fois qu'on passe sur le moment du cover, moi j'ai la grosse banane et je me marre (rires).

Baptiste : On joue une musique qui n'est pas la nôtre. On n’essaie pas de se l'approprier. C'est une sorte d'hommage.

Quentin : Comme en plus on est tous issu de l'école "Tous en scène", c'est déjà ce qu'on avait fait pendant un an. Tous les trimestres on avait un morceau ou deux sur lesquels on avait tous bossé. Et on avait déjà un petit peu cette culture de la reprise de groupes Metal sur lesquels on s'est pas mal forgés. Je pense que c'est là aussi où on a tous appris à jouer ensemble. J'ai l'impression de retrouver un petit peu cette énergie-là, cet entrain-là qu'on avait à l'époque sur ces morceaux.

 

R : Ça vous fait plaisir de jouer dans d'autres villes, de sortir du département ?

Florent : C'est l'objectif. Là, honnêtement on est en train justement de bosser pour préparer une tournée en septembre/octobre. On va essayer de quadriller toute la France.

Baptiste : Pour l'instant, on a quasiment exclusivement joué à Tours. C'est bien parce que ça nous permet de « conquérir notre terre natale ».

Florent : C'est le premier baromètre aussi à avoir au niveau du public.

Baptiste : Je pense que c'est gagné parce que les gens nous apprécient chez nous. Et je pense que c'est vraiment bien d'avoir une sorte de port d'attache.

Florent : Savoir d'où on vient. On vient de Tours donc on prend d'abord la température à Tours. Elle prend bien, les gens kiffent, on kiffe jouer devant eux. Bon, ben on va jouer ailleurs.

Baptiste : L'intérêt de jouer ailleurs, c'est justement de se libérer un petit peu de ça. On adore jouer devant des gens qu'on connaît, il n'y a pas de soucis avec ça. Mais jouer devant des gens qui ne nous connaissent pas et qui pour le coup sont complètement objectifs.

Quentin : L'échange n'est pas le même. L'approche n'est pas la même.

Baptiste : Chaque région, chaque ville presque même, a sa manière d'appréhender la musique.

 

R : À terme, le principe, c'est la France entière ?

Florent : Plus que ça (rires) ! On va aller voir nos amis les Belges !

Quentin : On va faire les choses dans l'ordre.

Florent : On ne va pas griller les étapes. On va y aller crescendo, tranquillement par étapes. On va prendre le temps de faire bien.

Baptiste : Je pense qu'on peut dire qu'on vise les pays limitrophes dans un premier temps.

Florent : Tout ce qui est Espagne, Italie, Suisse, Luxembourg, Allemagne, Belgique et puis Hollande. Et après on verra en fonction de comment évoluent les choses. On ne peut jamais vraiment savoir comment ça va évoluer. Mais oui notre objectif, notre souhait c'est d'aller jouer partout.

 

R : Dernière question. Est-ce que vous avez un mot à dire sur la scène Metal amateur actuelle ?

Baptiste : Il y a juste un détail. Ça fait bien quatre ans que je joue avec Dysmorphic (https://www.facebook.com/dysmorphicband/). Je ne suis pas un vieux de la vieille, mais les têtes que je voyais dans le public à l'époque, je commence à les voir sur scène aujourd'hui. Donc c'est les fans d'hier qui font les groupes d'aujourd'hui. C'est les amateurs de maintenant qui deviendront les professionnels de demain. La scène s'autoalimente en fait.

Quentin : Il y a un gros vivier de musiciens à Tours. Et c'est vrai qu'au final c'est facile entre guillemets pour des musiciens d'essayer de se rencontrer et de jouer ensemble. Comme tu dis, il y a des personnes qu'on voyait dans le public, qu'on voit maintenant sur scène. Je pense que ça va continuer comme ça et c'est, je pense, très positif que ça continue comme ça !

 

 


avatar Roman le 27/04/2016  -  commentaires

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