Chronique film

Captain America: Civil War : c'est ça, une guerre civile ?

Captain America: Civil War : c'est ça, une guerre civile ?

S’attaquer à la chronique de Captain America: Civil War (Dieux merci, ils n’ont pas traduit le titre en français), ça peut être un peu la croix et la bannière pour certains !

C’est pourquoi, avant de commencer, je vous invite à lire les chroniques suivantes (faites votre choix) :


Iron Man 3 / Thor: Le Monde des Ténèbres  / Captain America : Le Soldat de L’Hiver / Les Gardiens de la Galaxie / The Avengers : L’Ère d’Ultron / Ant-Man

 Si je commence ainsi cette chronique, ce n’est pas pour vous pousser à aduler mes différents points de vue. Nope.

L’idée, c’est uniquement de vous aider à vous replacer dans les différents cadres qui composent ce gigantesque ensemble qu’est le Marvel Cinematic Universe (MCU) car sérieusement, le film croule sous les références.

BREF.

Captain America: Civil War est énormément de choses : il est le treizième film du MCU, initié en 2008 avec Iron Man, le troisième film directement lié à « l’homme hors du temps », et le premier film de la Phase 3, qui se clôturera en 2019 avec The Avengers: Infinity Wars, Part II.

Mais c’est avant tout l’adaptation - assez libre - de l’un des évènements les plus marquants dans l’histoire des comics chez Marvel, l’arc narratif intitulé Civil War. Mais revenons au film !

 

Prologue

 

Civil War est donc la suite directe du Soldat de l’Hiver, autant que de L’Ère d’Ultron que d’Ant-Man.

À la fin du premier, Bucky Barnes, ami d’enfance de Steve Rogers, transformé en agent dormant par l’HYDRA (le Soldat de l’Hiver), sauve la vie de Cap’, qui n’aura de cesse de le retrouver.

À la fin de L’Ère d’Ultron, Thor repart sur Asgard, Tony Stark/Iron Man retourne à la vie civile autant que Hawkeye qui retourne dans… sa ferme (HAHAHA !), et Hulk s’égare dans l’espace (il y rencontrera Thor en 2017, pas de panique !). Il ne reste donc plus que Cap’ et Black Widow pour entrainer les New Avengers (à savoir Wanda Maximoff/La Sorcière Rouge, James Rhodes/War Machine, Sam Wilson/Falcon et La Vision).

Quant à Ant-Man, le film s’attache simplement à introduire Scott Lang aux New Avengers via un petit fight contre Falcon.

 

Elle arrive cette chronique ?

 

Oui oui, ça va lecteur, calme-toi, je m’excuse d’avoir pris un peu de temps pour replacer le contexte, mais ça me paraissait nécessaire !

Captain America: Civil War commence sur une intervention musclée des New Avengers. Ceux-ci se sont déployés au Nigéria afin d’arrêter Brock Rumlow, autrement connu sous le nom de Crossbones, un ancien agent d’HYDRA devenu mercenaire, venu dérober une précieuse cargaison.

Comme tout bon film de (super-)héros, les mots, c’est sympa, mais les poings qui parlent, c’est quand même mieux ! Forcément donc, l’arrestation dégénère. Alors que Crossbones est vaincu par Cap’, celui-ci tente de se faire exploser, afin d’éliminer celui qui lui a tout pris. C’est alors que Wanda, grâce à ses pouvoirs, contient l’explosion et envoie valdinguer Crossbones dans les airs. Problème : l’explosion fait sauter un étage d’un immeuble, tuant de nombreux innocents. Les New Avengers sont mis à pieds, Wanda est retenue au sein du Q.G. L’opinion publique voit dans ce groupe un formidable pouvoir bien souvent hors de contrôle et responsable de plus de mal que de bien. C’est alors qu’entre en jeu le Général Ross (vu dans L’incroyable Hulk), devenu Secrétaire d’État. Celui-ci est porteur d’un texte de loi, les « Accords de Sokovie ». Ce texte vise à superviser les New Avengers, c’est-à-dire à décider si oui ou non ils peuvent être déployés dans certaines situations. En ce sens, ils ne seraient plus une organisation privée, mais une organisation gouvernementale. Là où Tony Stark soutient ce texte, voyant tout le mal que les Avengers ont causé (la « Bataille de New York », Washington, la Sokovie, et maintenant le Nigéria), Steve Rogers refuse de le signer, soulevant l’argument que s’ils ne sont plus à même de décider où aller, il y a un risque pour qu’ils ne puissent empêcher certains évènements d’arriver. Alors que le débat idéologique fait rage dans l’équipe, un attentat a lieu aux Nations-Unies. Un attentat qui cause de nombreuses morts, dont le Roi du Wakanda, et qui laisse son fils T’Challa désireux de venger son père contre l’homme responsable de l’attentat : Bucky Barnes. Une course poursuite contre le Soldat de l’Hiver va alors s’engager, poussant les super-héros à choisir un camp.

 

 On l’attend toujours ta chronique…

 

Oui désolé lecteur, il y a beaucoup de choses à dire, et puis je suis quelque peu passionné vois-tu…

Autant enfoncer au plus vite les portes ouvertes : Captain America: Civil War est tout sauf un cas d’école. Très honnêtement, je galère à savoir ce que j’en ai vraiment pensé. Au-delà de ça, il est à la fois très bon, et un peu moyen. Les raisons principales ? Les voici !

 

  • Le rythme du film est un peu bancal. En gros, le début attaque assez fort, suivi d’une massive longueur au milieu, qui débouche sur deux fights, l’un absolument épique, l’autre intimiste mais tout aussi - voire plus – intense.
  • Le nombre de super-héros à l’écran tend tellement à s’élever qu’il devient un peu difficile de tous les suivre (certains personnages sont délaissés au profit d’autres).
  • Un Chris Evans/Captain Amercia toujours au TOP !
  • La certaine retenue, le manque de risque, de parti pris inhérents à Marvel - pas de hard feelings à la fin du film, ni de mort -, une lettre d’amitié finale apaisant les choses. De plus, le film n’apporte pas énormément d’évolution dans le MCU. C’est une sorte de bulle.
  • Ceci étant, certains retournements sont quand même rondement bien menés ! Les frères Russo sont au top de leur game (à un moment, ma mâchoire est littéralement tombée) !
  • Des scènes d’action qui, dans leur ensemble, déboîtent (mention spéciale à la scène de l’escalier avec Cap’ et le Soldat de l’Hiver, puis un peu plus tard, avec Black Panther) !
  • GROS GROS GROS coup de cœur pour le Soldat de l’Hiver (bon, déjà dans Captain America: Le Soldat de l’Hiver, j’étais fan, mais alors là…), extraordinairement bien dépeint (le mec est juste inarrêtable) sous toutes les coutures (détermination, tristesse, regret, etc.). Sebastian Stan, c’est LE MAN de ce film !
  • Les deux petits nouveaux, Black Panther et Spider-Man, font le taff plus qu’honorablement. Ceci étant, leurs introductions respectives sont soit lourdes (Spider-Man), soit assez… expédiées (Black Panther).
  • Le « méchant » a un traitement un peu expéditif sur la fin, alors que son plan est tout de même assez bien pensé. Ses motivations elles, sont assez légères finalement.
  • De même, l’enjeu sous-jacent du film est expédié par le dit « méchant ».
  • Un humour parfois un peu trop présent (mais globalement de bonne qualité).
  • Des zones d’ombre dans le scénario, et des transitions un peu malmenées entre les échelles (conflit géopolitique contre conflit personnel).
  • Une intrigue amoureuse entre Cap’ et un personnage féminin (dont je ne dirais pas le nom) qui… tombe un peu comme un cheveu sur la soupe (mais qui débouche sur LA blague du film qui m’a fait rire).

 

Et là, ce ne sont que des points que j’ai retenu au seul visionnage que j’ai eu du film. Nul doute qu’au deuxième, il y aura bien d’autres choses, positives comme négative.

Mais en gros, le film aurait pu s’appeler Civil Argument (la dispute civile) plutôt que Civil War.

 

En quelques mots (ah ah)…

 

Dernièrement, une information a pointée le bout de son nez sur la toile : si Civil War est actuellement dans les salles, c’est avant tout car Kevin Feige, le patron de Marvel Studios, a su que Warner Bros. et DC Comics se lançaient dans le game d’un univers étendu et partagé, avec Batman v. Superman: L’Aube de la Justice.

 

À terme, il est évident que Civil War aurait existé, cet arc narratif étant bien trop important dans l’histoire des comics Marvel pour le laisser de côté. Pour autant, il est tout aussi évident que si Feige n’avait pas pris peur, nous aurions eu un Civil War bien différent, et sûrement irréprochable.

Civil War est très loin d’être un mauvais film. C’est un bon, voire même un très bon film ! Mais comme son concurrent cité un peu plus haut, il aurait sans doute mérité des fondations plus solides, et un développement bien plus étoffé pour être l’un des meilleurs films Marvel, et de super-héros.

 

Au lieu de cela, nous avons un bon début à la Phase 3, et non pas un climax d’une importance cruciale. Cela faisait partie du contrat de départ, mais maintenant que le film est là, le constat est indiscutable : Marvel Studios a laissé passer un coche bien plus gros que celui qu’ils ont entre les mains là maintenant ! Et c’est bien dommage.

 

 


avatar Maxime le 29/04/2016  -  commentaires

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