Chronique série

Dragon Ball Super : Dragon Ball certes, mais pas si super !

Dragon Ball Super : Dragon Ball certes, mais pas si super !

Les grandes sagas sont de retour ! Après Jurassic Park, Terminator et Star Wars, le mythique manga (et sa version animée) Dragon Ball débarque dans une nouvelle série intitulée Dragon Ball Super. L'occasion pour nous de nous pencher sur le retour d'une des sagas les plus connues.

 


Dragon Ball (pour les nuls)

 

Pour rappel, Dragon Ball (créé par Akira Toriyama en 1984) est l'histoire de Son Goku, personnage inspiré du mythe chinois de Sun Wukong (La pérégrination vers l'Ouest), qui est trouvé et élevé par un vieux bonhomme et maître en arts martiaux appelé Son Gohan.

Le jeune garçon (un peu con il faut le dire) part à l'aventure suite à sa rencontre avec Bulma, une adolescente de 16 sans, et accessoirement un génie, dont le but est de trouver les sept boules de cristal capables de réaliser son souhait (sorte de génie de la lampe version dragon chinois gigantesque).

Les années passent et notre héros et ses amis grandissent. Leurs adversaires se font toujours plus redoutables et toujours plus puissants. On en apprend également plus sur les origines de Son Goku. Celui-ci, qui est en réalité un extra-terrestre, appartient à la race la plus puissante de l'univers, à savoir les Saiyan (ce qui plus ou moins signifie « légumes » en japonais, en inversant les lettres...).

Dragon Ball Z (la suite directe de Dragon Ball donc) est une série aux longueurs, flashbacks et aux combats légendaires suivant le principe du toujours plus fort. Elle a marqué les générations et est un des succès du "Club Dorothée" (qui ne se souvient pas de la musique du générique chanté par Arianne ? ;) ).

Après cinq cents et quelques épisodes et quarante-deux tomes, nos héros préférés se mettent au repos. Jusqu'à ce qu'en 1997 la Toei Animation (qui produit la super-série depuis sa création) décide de relancer la machine en sortant une suite à Dragon Ball Z intitulée Dragon Ball GT. La série agace les fans qui la rejettent en bloc (histoire peu intéressante, personnages mal traités voir très pénibles !, une forme Super Saiyan 4 très étrange, etc.). Dragon Ball GT apparaît comme l'équivalent des épisodes I, II et III de Star Wars (ceux sortis en 1999 et plus), à savoir une déception, le truc que l'on veut absolument oublier, l'enfant bâtard qu'on voudrait abandonner sur le bord de l'autoroute. Vous avez compris l'idée.

 

Les années passent et les films s'enchaînent jusqu'à ce qu'un crossover étrange sorte en 2013 sous la forme d'un OAV (film d'animation d'une quarantaine de minutes) regroupant les univers de Toriko, One Piece et Dragon Ball Z, trois mangas de type shonen (entendez, pour jeunes garons). On y découvre les nouveaux designs des personnages de DBZ tels qu'ils vont apparaître dans le prochain film de la saga, Battle of Gods, sorti en mars 2013.

 

Nouvelle série, nouvel esprit

 

La série commence donc peu de temps avant le dit film dont elle reprend l'histoire et les évènements - et dont nous ne dirons rien ici malgré les qualités et les défauts de celui-ci -. On note d'ailleurs que d'habitude les films DB et DBZ sont déconnectés de la série. Ce sont des sortes d'histoires parallèles que l'on a du mal à placer dans la chronologie de la série. Akira Toriyama n'a d'ailleurs travaillé sur aucun des films, si ce n'est pour le design des personnages. Il y a donc ici un premier changement qui s'opère.

Car en regardant la série et les films (Battle of Gods et La Résurrection de F, sorti en avril 2015 au Japon), on verra deux fois les mêmes histoires narrées de manière différente, pour ne pas dire moins bien (ce qui est un peu bête...) et avec une animation et des dessins moins bons (ce qui est encore plus bête).

 

Le premier épisode de DBS a été diffusé début juillet au Japon. On retrouve Akira Toriyama au scénario (qui avait disparu sur DBGT, ne travaillant que sur le design des personnages, et de fait il aurait pu se retenir...) et la Toei Animation comme studio de production. Le réalisateur, Kimioshi Chioka est quant à lui connu pour avoir travaillé sur Battle of Gods et l'animé Saint Seiya Omega (qui est d'un ridicule frappant...). La nouvelle direction de la saga Dragon Ball est ainsi faite. Il s'agit d'un animé qui s'adresse fondamentalement aux jeunes (et notamment aux enfants) avec des dessins parfois dégueulasses et des designs revus parfois pour le pire. Le tout est très (trop) épuré et léché, et manque de caractère. L'animation, quant à elle, n'est pas toujours très bonne, ce qui est dommage pour une saga de cet acabit (dont l'animation était rarement à critiquer), et d'autant plus lorsque l'on connaît la qualité de l'animation japonaise.

Cependant, le point fort de cette série (oui, il y en a un quand même !) se trouve dans le personnage de Beerus, le Dieu de la Destruction. Ce dernier, aux allures du dieu égyptien Anubis, porte cette nouvelle série par son charisme, son humour et sa personnalité de dieu capricieux (même s'il est parfois mal dessiné, lui aussi).

 

Un scénario digne d'une fan-fic

 

La véritable histoire de Dragon Ball Super, jusqu'à cet épisode 40, est un tournoi entre les univers parallèles et jumeaux 6 et 7 - il existe 12 univers en tout. Gokû et ses amis appartiennent et défendent l'univers 7. De l'autre côté, le frère jumeau de Beerus, Champa (Champaaaaaaaaagne ! Pardon), le Dieu de la Destruction de l'Univers 6, désire récupérer les 7 Super Dragon Ball qui sont réparties entre les deux univers jumeaux. Sûrement pour demander un super-souhait au super-Shenron... Champa organise un tournoi qui verra s'opposer les cinq meilleurs combattants des deux univers rivaux, avec pour récompense les 7 Super Dragon Ball. Ce scénario est, on dirait, sorti tout droit de l'esprit d'un fan qui aurait écrit un fan-fiction (une fiction inventée et dérivée à partir d'un univers déjà existant ; par exemple : Dragon Ball Multivers pour Dragon Ball Z). Il faut en plus de cela attendre plusieurs épisodes pour assister à des combats plutôt intéressants - dont quelques-uns très intéressants - !

Le tournoi s'achève donc à l'épisode 41 avec la victoire d'un des deux camps. Super Shenron est alors invoqué à partir des 7 Super Dragon Ball. Et il faut bien avouer qu'il est très réussit, tout étant très loin du design du Shenron originel. Mais le souhait demandé est ridicule... Sûrement qu'un Shenron "normal" aurait pu l'exaucer ! Et la suite de l'histoire ? Encore un tournoi, mais entre les 12 univers cette fois-ci... C'est décevant et trop facile ! Espérons que les combats soient à la hauteur !

 

Alors, à voir ou à éviter ? Putain ça reste Dragon Ball !

 

Très concrètement il n'est pas nécessaire de regarder cette série (Dragon Ball Super ce n'est pas... super !) et cela même si vous êtes grands fans de DBZ. Mais il est également difficile de passer à côté tant la série est connue.  Il faut prendre un peu sur soi, supporter les designs de certains personnages, la mise en scène parfois ratée, l'animation parfois à chier (même si tout cela tend à s'arranger au fur et à mesure des épisodes), la bande son nulle, l'humour pipi-caca, le scénario hyper basique, et profiter de revoir ces héros qui ont bercé nos enfances et adolescences se fritter une énième fois. Ça peut être dur, mais ce serait dommage de passer à côte. Non ?

 

Super-Bises !

 

 


avatar Roman le 09/05/2016  -  commentaires

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