Chronique musique

Perturbator - The Uncanny Valley : la force de la rage.

Perturbator - The Uncanny Valley : la force de la rage.

Si vous trainez régulièrement sur ScreenBreak, vous avez dû remarquer que Perturbator et nous (enfin surtout moi), c’est une grande histoire d’amour en construction. Et comment pourrait-il en être autrement ? Ce mec de 23 ans m’a réconcilié avec le Metal (sans pour autant faire de moi un metalleux) tout en étant le leader de file d’une scène qui grimpe inexorablement !

J’ai découvert le travail de cet artiste il y a de ça deux ou trois ans, avec son (désormais) avant dernier album, "Dangerous Days". À fond dans la mouvance Synthwave (toujours autant aujourd’hui, et même d’autant plus), la pochette de cet album m’avait à la fois fait flippé (une meuf presque à poil allongée sur un lit surveillée par deux espèces de démons tout nus avec des gros flingues) autant qu’elle m’avait séduite.


Je lance l’album. Ça commence bien. Et puis à la 4ième piste, le COUP DE FOUDRE. Future Club, écho direct au fabuleux Sloan’s Assault de Power Glove (un morceau tiré de la B.O. de Far Cry 3: Blood Dragon auquel je jouais à fond à l’époque), me fend la mâchoire en deux !

Depuis, Perturbator est partout. Sur mon PC, mon portable, mon iPod, sur mon étagère où je garde mon Graal : mes précieux CDs (et oui !).

C’est donc deux ans après "Dangerous Days" que se pointe, lentement mais sûrement, le (déjà !) 5ième album du parisien. Très honnêtement, les premiers morceaux publiés ici et là sur le net (She Moves Like A Knife) ne m’avaient pas énormément séduit. Et puis je ne suis pas très chaud des extraits d’album si vous voyez le truc.

C’est donc quasiment tout frais tout neuf que je me suis lancé dans "The Uncanny Valley" qui se veut, des dires de James Kent lui-même lorsque nous l’avons interviewé il y a deux mois de ça, une continuité de "Dangerous Days". Rien n’est moins sûr !

Que dire donc de "The Uncanny Valley" ? C’est un album violent, parfois rugueux, enivrant et sensuel, parfois sexuel, mais définitivement atmosphérique. Du pur Perturbator !

Les featurings (Femme fatale, Venger, Sentient) sont toujours aussi prenants et sont le sel de l’album, rejoignant le panthéon des meilleurs tracks de Perturbator, et les moments de rage (Death Squad, Assault) sont toujours équilibrés d’un calme et d’une maîtrise qui planent constamment sur l’album (on sent d’ailleurs parfois la patte de L’Enfant de la Forêt, son side-project). Reste la pépite, un peu en dessous de Future Club (qui restera à jamais pour moi l’un des meilleurs morceaux que j’ai pu écouter dans ma vie), Disco Inferno, qu’on pourrait voir comme un petit doigt d’honneur à Miami Disco dont on sait que James ne retire pas une grande fierté. Fulgurances, breaks, ce morceau défoncera tous ses lives !

Pour conclure, si le but ultime de James, à travers "The Uncanny Valley", était de nous faire ressentir différentes ambiances et atmosphères, alors celui-ci l’a accompli haut la main ! Une continuité à "Dangerous Days", et plus encore.

 

 


avatar Maxime le 11/05/2016  -  commentaires

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