Chronique musique

James Blake - The Colour In Anything : flat line.

James Blake - The Colour In Anything : flat line.

En l’espace de 5 ans, James Blake, jeune britannique de 27 ans, est devenu l’un des artistes les plus adulés de sa génération. Et pour cause : à 22 piges, l’auteur/chanteur/compositeur/producteur avait sorti l’un des albums les plus acclamés de l’année 2011 (ni plus, ni moins), tant par la presse que par le public.

Deux ans plus tard, il réitère l’essai avec "Overgrown", qui recevra de nombreux témoignages de sa qualité et de son originalité (nominations et récompenses).


Forcément, après 3 – longues - années d’attente – ainsi qu’un teasing et une reconnaissance constantes -, la barre était placée au plus haut. Comme vous pouvez vous y attendre désormais, la déception, à défaut d’être totale, est colossale.

 

"The Colour In Anything" est un album où tout se ressemble, se mélange, et finit par se noyer. Et pour cause, la durée de l’album (plus d’une heure et quart) dessert complètement le style minimaliste du londonien (la quantité l’a emporté contre la qualité). Le plus embêtant dans tout ça, c’est que les quelques occurrences intéressantes (Radio Silence, Waves Know Shores, Modern Soul, Meet You In The Maze) n’arrivent même plus à émerger de la masse dans laquelle ils baignent.

Là où des tracks de ses précédents albums (Why Don't You Call Me, Retrograde) pouvaient nous déchirer jusqu’à l’âme et résonner bien longtemps après écoute, ici, tout est émotion, « sur-émotion », devenant du pareil au même, acquis et ennuyeux.

 

Ainsi, "The Colour In Anything" devient une ligne morne, sans véritable mélodie ni relief ni autre chose que de l’émotion sèche, sans substance. Seule une question s’échappe de cet album : James Blake s’est-il étouffé dans son style ? Et sa réponse, triste : tout porte à y croire, et c’est bien dommage.

 

 


avatar Maxime le 17/05/2016  -  commentaires

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