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Fever Ray - Fever Ray : fulgurance suédoise.

Fever Ray - Fever Ray : fulgurance suédoise.

Cela faisait longtemps que je n’étais pas revenu dans le passé pour jeter un regard en arrière, histoire de vous parler d’un album passé un peu inaperçu, ou que tout simplement j’adore (la dernière fois, c’était du temps de Down The Wall, c’est pour dire !).

Comment suis-je revenu voilà une quinzaine de jours sur Fever Ray et son album éponyme (le seul, ô tristesse), je ne saurais le dire.


Tout ce dont je me souviens, c’est que je me suis dit un truc du genre « merde, ça fait un moment que je n’ai pas écouté Fever Ray » doublé d’un « putain, cet album est vraiment énorme, comment ai-je fait pour m’en passer aussi longtemps ? ».

Et bim, me voilà à vous parler d’elle !

 

Karin Dreijer est une auteur/compositeur/interprète suédoise, qui a œuvré dans de multiples formations en tant que chanteuse (commençant avec Honey Is Cool, puis formant The Knife avec son frère Olof) avant de faire une petite pause solo et devenir Fever Ray aux alentours de 2008/2009.

Depuis la fin de The Knife en 2014, l’étrange suédoise s’est faite vraiment discrète des écrans, papiers, ondes, et du monde en règle générale. Un fait doux amer qui ne fait que souligner d’autant plus la puissance de son album solo.

 

"Fever Ray" est un album étrange (When I Grow Up), noir (If I Had A Heart, utilisée dans pas mal de séries, notamment comme générique de la série Vikings), plein de mélancolie (Keep The Streets Empty For Me) et de nostalgie (Seven), souvent empli d’une puissance colossale (Concrete Walls), d’un rythme et d’une énergie sulfureuses (Coconut).

Basé sur les percussions, une voix grave mais perçante - et corrigée par pitch -, et reposant sur des ambiances souvent froides, bizarres et nocturnes, "Fever Ray" ne fera jamais consensus. C’est comme ça. Mais qu’importe, cet album reste un MUST HAVE, ou à défaut, à au moins à écouter une fois dans sa vie.

Il fait partie de ce club très privé des albums les plus cohérents qui soient, les plus aboutis, les plus travaillés (comme "Lazare" de Principles Of Geometry, "Nuit de rêve" de Scratch Massive, "II" de Moderat, etc. à titre personnel).

Mais remarquez, est-ce vraiment surprenant ? Elle est suédoise, et c’est un fait : ça explique tout.

 

 


avatar Maxime le 25/05/2016  -  commentaires

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