Chronique musique

Fakear – Animal : l’eau qui dort...

Fakear – Animal : l’eau qui dort...

Connu ici et là depuis 2013, Théo Le Vigoureux n’a depuis cessé de voir son nom de scène se poser ici et là, sur murs en tous genres. Enfant de musique (ses deux parents sont professeurs de musique), le jeune caennais débute sérieusement sa carrière cette même année avec deux EPs, "Morning In Japan" et "Dark Lands", sortis sous la houlette de Nowadays Records (label de La Fine Équipe et Hoosky, entre autres). Continuant son ascension du haut de ses 25 balais, il sort ainsi successivement "SAUVAGE" en 2014 et "ASAKUSA" en 2015, pour finalement arriver, trois années plus tard, sur son premier LP.

 


Sorti aujourd’hui-même, "Animal" est un album jamais agressif ou trop rythmé. Il est même tout le contraire : d’une délicatesse sans pareille.

Paisible, doux, mais pourtant animé en permanence d’une envie de se mouvoir, de marcher, un peu rapidement, "Animal" est le digne représentant d’une mouvance chill.

La grande force de Fakear réside bien évidemment dans sa maîtrise des sonorités "asiatiques", qu’il parvient à faire revenir à leur état… animal.

Jungle naturelle, ou jungle urbaine, sa musique traverse les mondes avec ce qui devrait être la base de tout : l’harmonie.

On peut ainsi entendre ça à travers de nombreux temps : Silver, en featuring avec Rae Morris (qu’on retrouve un peu plus tard sur le touchant Leaving Tokyo), l’énergique Ankara, l’étonnante Light Bullet avec Andreya Triana, La – non moins connue - Lune rousse avec Deva Premal, mais encore, et surtout, avec le très dansant Rise.

Chacun de ces morceaux – ceux-là cités ci-dessus, comme les autres – témoigne de la maîtrise totale du jeune mage sur ses instruments comme sur sa vision.

 

Ainsi, "Animal" est harmonie et élancement, énergie frétillante, un mouvement perpétuel. Une boucle, qu’il convient maintenant d’ouvrir.

 

 


avatar Maxime le 03/06/2016  -  commentaires

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