Chronique série

Preacher : quand se mêlent humour, drame et fantastique !

Preacher : quand se mêlent humour, drame et fantastique !

Avant de commencer une petite analyse de la série, voici le synopsis de Preacher, une série inspirée du comics du même nom, dont le scénariste Garth Ennis en est l'auteur.

 


Preacher suit les aventures de Jesse Custer, un prête exerçant sa profession dans une petite ville de la côte Est des États-Unis. Cependant, Jesse perd peu à peu la foi de ses fidèles quand il enchaîne les mauvaises décisions. Son passé le rattrape et il perd également sa croyance en Dieu. Mais alors qu'il est sur le point de démissionner, un événement va lui redonner la foi. Il va découvrir qu'un Dieu existe vraiment et va tout faire pour le retrouver. C'est ainsi qu'il part sur les routes américaines avec Cassidy, un vampire, et Tulip, sa petite amie.

 

Des personnages très attachants, et une ambiance chaleureuse

 

Les producteurs de la série, à savoir Sam Catlin, Seth Rogen et Evan Goldberg n'ont pas choisis n'importe quels acteurs pour jouer dans Preacher. Tous ont un talent fou et interprètent leur rôle à merveille. On trouve ainsi Dominic Cooper (Captain America: First Avenger, Marvel’s Agent Carter) dont le regard amène une douce sincérité dans son interprétation, la belle Ruth Nega (Game of Thrones, Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D.) qui laisse échapper un réel charme dans son personnage, ainsi que Joseph Gilgun (Misfits) interprétant le vampire, un rôle qui lui colle parfaitement à la peau.

 

Mais leurs interprétations ne seraient pas parfaites sans cette ambiance que les producteurs ont su mettre en avant.

 

Dès les premières scènes du pilot, on trouve une ambiance peu présente dans d'autres séries, à savoir un petit côté Western. Cela donne un certain charme à la série, et le spectateur se sent à l'aise devant son écran, bien que Preacher ait un côté dramatico-horreur (une oreille d'arrachée par-ci, un cœur par là... Je vous assure, ça ne paraît pas si terrible que ça après avoir vu des centaines de corps déchiquetés dans The Walking Dead !).

Rappelons tout de même que l'auteur Garth Ennis est fan de Western, c'est pourquoi l'on peut retrouver deux références à ce genre dans la série.  Outre le lieu de résidence des personnages, on remarque la présence du personnage de John Wayne  (L'Homme qui tua Liberty Valance), qui est le mentor de Jesse dans la série. La seconde référence est inspirée du film L'Homme sans nom de Clint Eastwood dont le personnage Saint des Tueurs apparaît dans la série.

 

Ce côté Western décalé, nous le retrouvons légèrement dans les séries à succès Sons of Anarchy et Banshee. Dans Sons of Anarchy, où la guerre entre certains gangs règne en permanence, ce sont les chansons introduites dans la série qui propulsent le téléspectateur dans son univers si spécial. Dans Banshee, c'est tout simplement le lieu où se retrouvent les personnages. Maison en bois, champs (qui dit champ dit bottes de foin !), affiches typiques, il manquerait juste la sonnette à l'entrée du bar !

 

Mais revenons au principal.

 

Le mélange dans Preacher est donc parfait. Les producteurs arrivent à mêler humour, drame et horreur, et pour ça, je leur tire mon chapeau ! D'ailleurs, en parlant de chapeau, les « cow-boys » ne manquent pas et bien évidemment, le shérif est digne d'un Walker Texas Ranger !

 

Pourquoi regarder Preacher ?

 

Tout simplement parce qu'on s'y attache ! En trois épisodes, on s'attache aussi bien aux personnages qu'à la série dans sa globalité. L'ambiance séduit dès la première seconde. Preacher nous plonge dans un univers de croyances intenses (bien que le prêtre soit alcoolique et qu'il ait péché à de nombreuses reprises...) mêlées à un genre fantastique et dramatique.

 

Le personnage principal, Dominic Cooper/Jesse Custer, développe très vite une sorte de pouvoir. Cet aspect amène le téléspectateur à se poser les mêmes questions que le personnage et à vouloir en savoir plus sur ce qui lui est arrivé.

Aussi, avant que le personnage ne décide de partir pour retrouver ce fameux Dieu qui semble exister, notre protagoniste est attaqué par une chose très étrange, ce qui pousse le téléspectateur à vouloir découvrir de quoi il s'agit et surtout à aimer cette série qui ne manque pas de rebondissements.

Et s'il est prédit un bel avenir à cette nouvelle série, c'est aussi parce que les scénaristes bousculent énormément certains stéréotypes. Effectivement, un prête alcoolique sonne comme un doux paradoxe dans le monde de la religion. Aussi, le personnage de Tulip, la petite amie de Jesse, est une tueuse hors paires et pourtant, elle se fait abroger tous ses péchés dans le premier épisode de la série. WHAT THE FUCK?!

On pourrait croire également que la série tend à être respectueuse et restreinte en violence quand on apprend qu'elle trace l'histoire d'un prête. Et pourtant, c'est tout l'inverse qui se produit !

 

Preacher, une série qui se veut libératrice

 

Le showrunner Sam Catlin a dévoilé que Preacher était une série libératrice, dans le sens où il y a tellement de différences avec le monde réel que cela en devient libérateur, comme si nous pouvions voler de nos propres ailes à s'imaginer dans un monde totalement différent.

Et si le scénario veut cela, le rôle des personnages également. Effectivement, Dominic Cooper, qui interprète Jesse, a avoué qu'il n'avait jamais joué de rôle comme celui-ci et que cela représentait un grand défi pour lui.

Aussi déterminée dans son rôle que Dominic Cooper, sa collègue Ruth Negga (qui joue Tulip dans la série), a voulu relever un nouveau challenge quand elle a su avoir été choisie pour le rôle. Car dans le comics, Tulip est une femme blonde et blanche, contrairement à l'actrice qui est brune et noire.

 

Avec tout ce talentueux casting et ce beau scénario, nous pouvons que souhaiter un bel avenir à cette série qui s'annonce rock’n’roll !

 

 


avatar Alison le 17/06/2016  -  commentaires

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