Chronique musique

Metronomy - Summer 08 : entre deux chaises...

Metronomy - Summer 08 : entre deux chaises...

Début 2014, Metronomy, ce groupe sorti un peu de nulle part en 2008 avec un deuxième album excellentissime ("Nights Out" ; le premier, "Pip Paine (Pay The £5000 You Owe)", n’avait pas vraiment rencontré le succès), revenait avec un quatrième, "Love Letters". Si a posteriori l’album est une réussite, et qu’il le fût assez rapidement, je dois admettre que j’avais eu pas mal de difficultés à adhérer à la nouvelle direction qu’avait prise le groupe (il faut dire que "The English Riviera", troisième album du groupe britannique, est plus qu’une pépite pour moi…). Sans être radicalement différente, celle-ci l’était suffisamment pour que je peine un peu à reconnaitre le groupe dans ce nouvel opus.

Mais comme je le disais, je m’y suis fait, et à chaque nouvelle écoute, je suis toujours et un peu plus ravi d’écouter "Love Letters". J’espère qu’il en sera de même avec "Summer 08", cinquième album de Metronomy, sorti le 1er juillet dernier…


 

Coupons court aux accès de rage qui peuvent peut-être gagner certains d’entre vous : non, "Summer 08" n’est pas mauvais. La moitié – si ce n’est plus – de la presse spécialisée vous dira qu’il s’agit probablement du meilleur album du groupe depuis ses débuts – en même temps, elle est peut-être payée pour ça, ou y voit un autre intérêt… mais je m’égare -. Je ne suis simplement pas de cet avis, et ce pour deux raisons : la première s’appelle "The English Riviera", et incarne le haut du panier pour moi. C’est l’étalon-mètre, le meilleur album du groupe jusqu’à présent. La deuxième, c’est peut-être ce syndrome inexplicable qui fait que dorénavant, je lutte avec chaque album de Metronomy pendant un moment. D’ici quelques semaines peut-être vanterais-je les mérites de ce cinquième album. Mais pour le moment, je préfère m’en garder. Je n’adhère à l’heure actuelle que très moyennement à ce nouvel opus, en dépit de sa qualité certaine. Mais je ne sais pas, pour moi, Metronomy a un poil perdu de sa superbe, de sa fougue, au profit d’un registre plus… posey, presque morne. Et qui pour moi l’est un tantinet trop.

 

Okay, l’album me donne d’office tort avec son intro’, Back Toegether, avec Old Skool ou encore avec son très étrange featuring avec la chanteuse suédoise Robyn, mais c’est bien tout. Il s’en sort néanmoins sur les très belles Night Owl et Love’s Not An Obstacle, huitième et neuvième pistes de l’album.

Reste que "Summer 08" sera certainement un très bon album, comme son prédécesseur, il n’y a peu de doutes à ce sujet. Mais comment dire… ?

 

Pour le moment, je préfère le statu quo

 

 


avatar Maxime le 06/07/2016  -  commentaires

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