Chronique musique

La Femme - Mystère : jamais plus sans elle !

La Femme - Mystère : jamais plus sans elle !

L’histoire de La Femme commence à peu près en même temps que celle de Blind Digital Citizen, autre groupe de Rock français que j’adule. En tout cas, c’est à cette époque que j’en ai entendu parler pour la première fois, en 2011. Mais pour une raison que j’ignore encore maintenant, j’ai toujours un peu évité ce groupe. Jusqu’au début de cet été, et à cette balade sur le net où j’ai découvert, via le site Nowness (qui venait de publier la part three de leur saga #DefineBeauty), La Femme Ressort.

Instantanément, c’est le coup de foudre. La musique colle parfaitement à ces images sensuelles, ne cesse de tourner en boucle, et me rappelle quelque part les plus belles heures d’écoute du dernier M83. Ni une ni deux, je demande à un ami de me prêter "Psycho Tropical Berlin", premier album du groupe sorti en 2013. Et puis quelques jours à peine après m’être plongé dans La Femme (sans jeu de mots aucun), j’apprends que le groupe sortira un deuxième album début septembre.

C’est la rentrée, perçons donc "Mystère" : ce deuxième opus est une PURE RÉUSSITE. Et pour cause, une foule d’ambiances/d’atmosphères, d’envies et de thèmes, se chevauchent et se conjuguent tout au long de l’heure (et plus) qui passe.
L’introduction, Sphinx nous jette dans un bain froid et enivrant, totalement mystique (son clip en est la preuve), suivi juste après de Le vide est ton nouveau prénom. Un baume au cœur, doux et tranquille qui pour autant, est le seul reproche que je peux faire à cet album : on est chaud bouillonnant avec l’intro’, mais ce deuxième morceau nous casse un peu dans cette transe. C’est un peu comme si Sphinx était plus un prologue qu’une introduction. Mais rapidement, les choses repartent, et ne cesseront à partir de ce morceau, avec Où va le monde, véritable cri de… révolte ? Joie ? Résolution ? Détermination ? Tristesse ? Western ? Un peu de tout ça à la fois j’imagine (vous trouverez peut-être la réponse dans son super clip), dans Tatiana, cri d’amour Punk, S.S.D., sorte de course effrénée à la sensation, ou encore Elle ne t’aime pas, rupture amoureuse en quatre vitesses sous les feux électroniques. Et j’ai bien failli oublier l’épique Mycose, absurde, osé et pourtant totalement génial !

L’album se pose sur la légèreté de la musique (Vagues, Always in the Sun), les textes sont moins présents, moins frontaux (Al Warda, Psyzook), et ce n’est pas plus mal, car l’avalanche des débuts et milieu de "Mystère" est déjà bien intense !

Que dire de plus ? Jusqu’où ira La Femme ? Je ne sais pas, mais j’ai diablement hâte de voir ça !
 

 



avatar Maxime le 07/09/2016  -  commentaires

commentaires

Commentaire ajouté avec succès