Chronique série

Archer : My name is Archer, Sterling Archer.

Archer : My name is Archer, Sterling Archer.

J'ai toujours eu un don pour découvrir après tout le monde les séries, albums, films, livres cultes. C'est triste, c'est énervant, mais j'ai fini par l'accepter et arrêté de lutter contre ce destin qui semble s'acharner sur moi. C'est sur Netflix que j'ai aperçu, il y a trois semaines, un animé pas comme les autres, Archer. J'étais alors toute enthousiaste lors de la découverte de cette nouveauté. Nouveauté ? Que nenni ! J'avais bien 7 saisons de retard puisque cette série d'animation a été créée par Adam Reed en 2009. Ni une, ni deux, je profitais de mon temps libre pour combler ce vide béant de culture générale, d'autant plus que j'en avais entendu du bien.

 


Un salaud qu'on adore

 

Archer nous invite au cœur d'une société d'espionnage américaine appelée Isis dans les années 70. On y fait la connaissance de Sterling Archer, qui s'auto-décrit comme le meilleur agent secret du monde. Entouré d'une équipe de choc, il part en mission dans le monde entier, à la poursuite de membres du KGB, de narcotrafiquants cubains, et de femmes plantureuses tueuses à gages. Ça vous rappelle quelque chose ? Difficile de ne pas faire le rapprochement avec James Bond ! Pourtant, contrairement à ce cher Bond, Archer est loin d'être un héros. Menteur, voleur, séducteur compulsif, ses limites s'arrêtent là où son plaisir s'achève. Rien ne semble le ramener dans le droit chemin et ses missions tournent inlassablement à la catastrophe. Heureusement que ses collègues de l'agence sont toujours là pour rattraper le coup, et heureusement que la directrice n'est ni plus ni moins que sa chère et tendre maman, avec qui il entretient une relation assez… douteuse.

Vous l'aurez compris, il est loin d'être un modèle. Pourtant, au fil des épisodes, ce qui est d'abord très agaçant, devient amusant, presque attendrissant. Archer est un salaud, c'est incontestable, mais il est avant tout un enfoiré attachant.

 

Back to the 70's…

 

Ce que j'ai tout de suite trouvé génial, c'est le soin apporté à reconstituer le New-York des années 70. Les tenues, les accessoires, la ville, mais aussi le contexte historique. On se retrouve plongé dans une période pas si lointaine mais terriblement vintage ! C'est un vrai régal, c'est glamour, c'est chic mais c'est aussi choc car le sexisme y va de bon train ! Au final, cette époque s'accorde plutôt bien avec ce qui m'a d'abord rebuté : le dessin. Il est plutôt minimaliste, nous rappelant alors très franchement une BD animée. Sincèrement, j'avais du mal avec ce graphisme excluant la 3D. Puis très rapidement, on met de côté cette apparente simplicité du dessin pour se laisser séduire par un scénario très travaillé, très drôle, et des dialogues intelligents et absurdes. En bref, un vrai bon morceau ! J'ai, tout de même, de mon œil aiguisé, pu remarquer quelques petites erreurs anachroniques. Maladresse, oubli ou choix délibéré ? Cela ne gêne en rien l'histoire et au contraire la resitue d'avantage dans notre époque. Peut-être pour mieux s'identifier ? Je ne saurais dire.

 

AH AH AH AH AH ! Ceci n'est pas un titre, mais le bruit que je fais en regardant Archer !

 

Archer est une série brillante. Un humour fin et satyrique, bourré de références, avec des personnages attachants qui nous débectent autant qu'ils nous font rire. Car Sterling Archer est loin d'être le seul à nous faire marrer : Entre Cyril, le comptable pervers, Pam, la DRH boulimique, Cheryl, l'assistance maniacodépressive, le Dr Krieger, un chercheur nazi aux expériences étranges et Lana, peut-être la seule personne dotée d'une raison… il y en a pour tous les goûts ! Certains d'entre vous seront sans doute rebutés par les dessins, plutôt minimalistes, mais pour moi, il faut vraiment laisser une chance à cette série de vous convaincre et de vous rendre accro aux péripéties de la fine équipe. En France, nous manquons cruellement de bonnes séries d'animations. Après BoJack Horseman (que j’ai aussi adoré et que je vous conseille), Archer est ma série du moment et je n'ai pas hâte de la terminer...En bref, elle vient illuminer mon cœur et travailler mes abdos, car nous n'allons pas nous mentir, c'est hilarant !

 

 


avatar Aude le 23/09/2016  -  commentaires

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