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Comme des bêtes : comme des cons oui !

Comme des bêtes : comme des cons oui !

Sorti le 27 juillet 2016, le dernier film d’Illumination Studio (Moi, Moche et Méchant en 2010), qui nous avait bien appâté avec ses bandes annonces sympathiques et amusantes, est en réalité une belle déception.

 


Une histoire plutôt classique (mais ce n’est pas là que pêche le film) !

 

Max est un vrai pacha qui habite New-York avec Katie, sa maîtresse. Une relation forte les unis et tout va pour le mieux jusqu’au jour où Katie ramène Duke, un gros chien bourru mais au cœur tendre. La cohabitation au départ se passe extrêmement mal et les deux chiens se retrouvent seuls. Ils vont même devoir parcourir la ville pour sauver leur peau pendant que les amis de Max partent à sa recherche.

Rien de bien compliqué en soi, c’est une histoire assez classique entre un couple de personnages central qui vont apprendre à s’apprécier après s’être détesté.  Mais si les personnages se retrouvent tous autour d’un happy end bien barrée, il faut avouer que le film nous perd, nous, spectateurs, et nous laisse avec pour seule conclusion qu’il s’agit d’un film décevant !

 

Pourquoi tant de haine ?

 

Tout d’abord parce que le film de Chris Renaud (Moi, moche et méchant) et Yarrow Cheney nous déçois là où on l’attendait le plus, c’est-à-dire sur le sujet principal du film. Pour rappel, il s’agit de se demander ce que font les animaux quand les humains ne sont pas là. Dans le même temps, les bêtes se demandent durant le long-métrage ce que font les humains quand ils ne sont pas chez eux ou avec eux. Malheureusement, cette double interrogation ô combien intéressante au vue de nos sociétés modernes et de nos rapports aux animaux domestiques, aurait méritée un bien meilleur traitement - plus fin et intelligent -. Car le long-métrage fait fi de son propre sujet et se contente de nous livrer une histoire certes sympathique (en réalité, ce sont les personnages qui font la saveur du film) mais qui se résume en un enchaînement de gags qui ne sont même pas toujours réussis et cohérents.

Le fait est que Comme des bêtes s’est vendu autour d’une bande-annonce drôle recoupant les scènes les plus amusantes du film. Mais cela fait, que reste-t-il ? Pas grand-chose étant donné la faiblesse du scénario et le manque de soin à l’écriture des deux personnages principaux et à leur relation… Du vide autour d’une promesse alléchante en somme !

 

Les personnages ne peuvent porter à eux-seuls le film !

 

Pourtant les personnages, vraisemblablement le seul point fort du film, sont vraiment fous et amusants. Les dialogues et les situations les mettant en scène sont drôles sans pour autant que ça soit extraordinaire, ou que ce soit particulièrement original. La relation maître-animaux domestiques n’est abordée que par une vision humoristique et déjantée sans que l’on sente une démarche qui invite un minimum à la réflexion sur le sujet. Je ne dis pas que le film aurait dû être un documentaire hyper sérieux sur la question mais quand le film ne respecte même pas son propre sujet et qu’il ne s’efforce même pas de proposer un regard critique sur son sujet, qui est en plus hyper intéressant, c’est un échec. Car au final, quand on se demande ce que font les animaux quand on n’est pas chez nous, et ben on s’en fout ! Cela revient à un prétexte maladroit pour nous montrer des animaux faire des choses complètement folles et parfois drôles (un peu comme des vidéos de chats quoi…).

Le pire, c’est que le film n’a pas vraiment de bonnes idées en termes d’écriture pour sauver la mise, hormis peut-être ses personnages, comme je l’ai déjà mentionné. Et encore, tous les personnages ne se valent pas, certains sont excellents certes, mais on en oublie plein d’autres après le film...

Autant regarder un film comme Le monde de Nemo (2003) des studios Pixar qui a un sujet de fond intéressant, et qui ne se prive pas pour autant d’être un super divertissement (dixit le mec qui n’a même pas fait un article sur Le monde de Dory !).

 

Société Protectrice des Spectateurs (SPS)

 

Il faudrait des fois se protéger de ce genre de mésaventures. Aller au cinéma pour être déçu d’un film dont on attendait beaucoup est toujours une triste affaire - Max sait de quoi je parle ! -. Et encore je ne vous parle pas Alice de l'autre côté du miroir qui est une honte absolu pour le 7e art ! Mais bref...

Même si je suis un peu dur avec Comme des bêtes, qui n’est pas un étron à la Ultron (rime qui tue !),  il faut bien avouer qu’il est loin d’être excellent et qu’il est tout juste potable, correct, moyen, sans plus, tolérable…

 

Bref, je ne l’adopterais pas dans ma DVDthèque !

 

 


avatar Roman le 26/09/2016  -  commentaires

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