Interview

Odezenne : l'interview

Odezenne : l'interview

C’est au cours du festival Les Authentiks de Vienne que nous avons eu l’opportunité de rencontrer Mattia, Alix et Jacques d’Odezenne. Après une petite discussion sur leur conso’ d’alcool sur l’année (environ 150 bouteilles de Whisky), on s’est lancé dans une discussion d’une quarantaine de minutes autour de, devinez quoi ? Quelques verres de Whisky !

 


ScreenBreak : Salut les gars ! Ma première question porte sur l’Aucard de Tours, qui ne s’est malheureusement pas déroulé comme prévu cet été à cause des intempéries. J’aurais voulu savoir comment ça s’était passé. Si c’était eux qui vous avaient contacté, ou si c’était votre bon cœur et votre petite bouteille de Sky qui vous y avaient poussé.

Jacques : C’est Enzo qui nous a contacté. Enzo c’est un mec de Radio Béton, qui nous suit depuis "sans. chantilly", et qui organise l’Aucard, et pas mal d'autres choses, qui nous a fait venir au Métronome en novembre, etc. Et cette année, on n’était pas programmé à l’Aucard parce qu’on l’a fait il n’y a pas très longtemps. Et puis on a reçu un coup de fil sur le portable du tourneur, on était dans le bus entre deux dates, et il nous a dit qu’ils étaient dans la merde, et nous a demandé si on voulait faire l’Aucard de Tours. Du coup on a fait attendre, le tourneur nous a fait « vous voulez faire l’Aucard de Tours ? » on a dit « c’est pas payé ! » (rires) et puis ouais non, on a fait « okay ».

 

SB : Ça a dû être assez flatteur d’être vu comme le groupe sauveur, puisque vous êtes carrément la tête d’affiche sur cette édition, vous êtes le premier nom (comme suggéré plus haut, en raison de violents intempéries au cours de l’été, l’Aucard de Tours a été annulé, puis sauvé et décalé à la fin août, dans un autre lieu de la ville, ndlr)…

Alix : Ça fait plaisir d’arriver à un point où en disant oui à un festival qui est bien plus gros que nous, d’avoir un poids significatif pour les aider à se relever financièrement. C’est chouette.

Jacquo : Quand tu as possibilité d’aider quelqu’un, je trouve ça cool.

 

SB : C’est une question anecdotique, mais pour ma part, je vous ai connu avec votre premier album ("sans. chantilly" donc)…

Jacquo : Tu avais quel âge ?

 

SB : Dès vos débuts sur Deezer. Avec une pote on se bat à ce sujet. Genre c’est moi qui lui ai fait découvrir et elle me dit que c’est l’inverse, enfin voilà quoi. Bref. Je devais avoir 16/17 ans. Ma question c’est donc de savoir qui sont les filles qui chantent sur Chat.

Alix : Ce sont mes deux sœurs.

Mattia : Ce n’est pas arrivé souvent finalement qu’on ait des filles qui aient chanté sur certains de nos morceaux. L’autre, c’est sur Je veux te baiser, c’est la meuf de Jacquo.

 

SB : Okay cool ! Je passe du coq à l’âne, mais j’aurais aimé en savoir plus sur le concept de « Odezenne à la demande ».

Alix : Il faut juste retenir que ce n’est pas un truc qu’on a pensé. C’est juste une réaction à des commentaires sur les réseaux sociaux. C’est aussi spontané que ça. Tu poses des dates, et puis là y’a plein de gens qui te disent « tu ne viens pas là ? tu ne viens pas là non plus ? ». Du coup tu réalises que tu as entre tes mains un outil qui n’est pas que immatériel. Alors tu leur poses la question, clairement « si tu veux qu’on vienne, bah vas-y, fais-le moi savoir, j’te donne juste un endroit où tu peux inviter tes amis, faire un sondage, etc. ». S’il y a vraiment de quoi faire un concert en gros. Parce qu’il est déjà arrivé que ça n’ait pas marché. Amiens, Nancy, ces deux villes-là on n’a pas pu les faire alors qu’il y avait genre 100 personnes à fond, complètement motivées, genre le mec qui était allé voir les gens des salles, etc. Ça prend des proportions de ouf ! Odezenne à la demande, c’est donc surtout l’utilisation détournée d’un outil. On en fait un outil de recrutement et de sondage afin de pouvoir s’adresser aux promoteurs et de leur dire « regarde, on a déjà les gens ». C’est un bon outil pour ajuster l’offre et la demande. Si t’as 300 personnes, tu peux faire un concert dans une salle de 300 personnes, et ainsi de suite.

SB : C’est vachement intelligent !

Odezenne : Mais merci (rires) ! Ça nous est déjà arrivé de jouer sous un chapiteau de 7 personnes, dont 3 gothiques ! (rires) Alors autant chercher à ajuster le truc à fond.

 

SB : Quelle est l’étape deux de Odezenne à la demande ? Par exemple, nous on est de Grenoble. Ça a été validé, c’est bon, mais du coup vous faites comment pour trouver la salle ?

Alix : Alors quand on atteint un certain seuil où on voit qu’on peut faire un concert, notre promoteur nous fait « moi j’ai posé 3 options sur des salles allant de 200 à 1 500 places », là on a deux mois en option sur ces salles. On lance donc une billetterie sans annoncer le lieu. À ce moment-là, soit la billetterie prend de suite, et on branche directement la grande salle, soit c’est un peu timide, et on fait non en fait, prends la petite salle. (Rires)

 

(Crédit photo : Adrien Benoliel (2016))

 

SB : Okay ça roule ! J’aimerais maintenant parler de "Rien" avec vous (le seul EP qu’Odezenne ait produit jusqu’à présent, entre leur deuxième et troisième album, respectivement intitulés "O.V.N.I." et "Dolziger Str. 2"). Il était voulu, ou il y avait comme un besoin impulsif de le sortir ?

Jacquo : On était sur le troisième album, à Berlin, en plein session de création, et on avait ces morceaux-là (Je veux te baiser, Novembre, Chimpanzé, Rien, Dieu était grand), mais il y avait quelque chose de tellement singulier dans ce qu’on avait fait à Berlin que ça ne rentrait plus dans ce qu’on avait fait avant, et on avait besoin de gagner du temps. Et puis ces morceaux-là, on les voulait dans notre discographie, donc c’était le moment de les sortir.

Mattia : À la base, on voulait mettre Rien et Dieu était grand, qui ont quand même été des virages. Ce sont les morceaux qui nous ont dit qu’il fallait qu’on quitte les samples, qu’on quitte le Jazz, qui nous ont poussé à faire juste du son. Et même si au final ils ont vraiment amorcé le changement, ils ne pouvaient plus avoir leur place dans l’album. On était allé trop loin dans le truc.

Alix : Comme le dit Jacques, il y a certains de nos textes, des freestyles qui datent de 2010/2011, qui sont des textes qu’on a digéré. C’était donc maintenant ou jamais.

 

SB : Vous ne faites pas du Rap, vous ne faites pas du Rock, vous ne faites pas de l’Electro’. Ça veut dire quoi au final ? On fait juste de la musique ?

Alix : On fait du Odezenne, et on l’a toujours fait. Après c’est toujours aussi compliqué tout ça, même pour nous. Mais petit à petit, tu arrives à exister de manière autonome. Mais nous dans notre tête on a toujours eu l’impression de faire ça. De faire du Odezenne, même si effectivement il existe différents courants. Je pense que le seul regard qui sera pertinent, c’est celui de la discographie.

 

SB : J’ai parfois l’impression qu’il y a des tensions avec votre communauté. Y’en a qui hurlent un peu mode « ça c’est plus Odezenne » et d’autres qui au contraire embrassent le changement parce que c’est naturel. Ça vous fait quoi ?

Mattia : C’est normal. Tu évolues, ta musique évolue, l’auditeur évolue. Ce n’est pas toujours évident, parce qu’il y en a qui ont grandi, et puis on se rend compte qu’on a changé. Après la plupart suivent le trip.

 

SB : Je dois reconnaitre que Dolziger, je ne l’ai pas écouté de suite. J’ai attendu 2/3 mois, et il est passé crème. Après, peut-être que si je l’avais écouté d’emblée…

Jacquo : Bah c’est vrai qu’on ne sort pas des disques très souvent, et je pense que pour écouter un disque, il faut l’écouter au bon moment. Il y a des gens qui prennent le truc à l’envers. Ils écoutent le son, l’album, peu importe, et instantanément ils vont commenter. Je ne sais pas comment ils font.

Mattia : J’espère surtout qu’on ne fait pas des trucs qui mettent plein de plans en moins, genre « OUAIS ! » ou genre « EW ! ». Qu’on fait du relief.

 

SB : Est-ce que vous pensez qu’actuellement il y a des groupes qui se rapprochent un peu de ce que vous faites ?

Alix : Je pense qu’il y a des groupes qui nous ressemblent dans la méthode, dans la manière de fonctionner. Il y a des groupes, avec lesquels on s’entend très bien, que ça soit Salut c’est cool, Sexy Sushi, Grems, un groupe un peu moins connu qui s’appelle Arne Vinzon, ce sont des gens qui ont un peu les mêmes méthodes que nous. C’est très immersif, ça façonne un univers, ça se décline sur plusieurs disques, c’est jusqueboutiste. Après ce n’est pas le même résultat sonore. C’est en même temps un lien de parenté et en même temps une grande science.

 

SB : Est-ce que vous vous voyez comme des engagés, ou comme des spectateurs, par rapport à la situation…

Jacquo : On est des désengagés.

SB : Wow… Okay.

Jacquo : On dit des choses, elles peuvent être brutes, ou être engagées, mais elles peuvent dire qu’on était engagés. Ça passe le stade de l’engagement. Ou que tu n’as pas trouvé l’aspérité pour t’accrocher à l’engagement. Ce n’est pas un désir d’être désengagés, c’est une conséquence.

Mattia : WOW WOW WOW ! Café philo’ dans l’amphithéâtre grec ! Il est chaud !

Jacques : J’écoute toujours mes cheveux. (Rires)

 

(Crédit photo : Adrien Benoliel (2016))

 

SB : La question va être mal posée, mais je ne pense pas qu’il y ait de bonne manière de le faire alors j’y vais : est-ce que vous en avez quelque chose à faire de la société française ?

Alix : Les gens autour de moi, la vie, oui, ça m’importe, c’est quelque chose sur lequel j’aimerais avoir plus de poids. Je pense qu’on est réaliste, pas cynique, et tout ça, ça nous met vénère. L’impunité des puissants, le CAC40, le creusement des inégalités, l’impuissance des politiques ou en tout cas la volonté d’impuissance. Ça me fait un peu chier tout ça parce qu’au final, la seule chose concrète que j’ai l’impression de faire, c’est de filer des thunes à des gens dans la rue.

 

SB : Sans transition aucune, comment était Madame Odezenne (Odezenne est une référence au nom de la Proviseure de Mattia et Alix, ndlr) ? Parce qu’apparemment, elle vous terrorisait quand vous étiez gosses.

Alix : Nan c’est nous qui la terrorisions ! (Rires)

Mattia : Elle ressemblait à rien Maryvonne.

 

SB : Ça marche comment au niveau de la composition ? Vous êtes deux au chant, un à la musique. Est-ce que c’est toi Mattia, avec la musique qui dicte le truc, tu crées quelque chose et…

Mattia : Ce que je peux te dire, c’est que c’est dur. Là par exemple je rebranche petit à petit les claviers et c’est l’angoisse totale. Ceci étant, c’est assez variable. Parfois c’est la musique qui mène, Alix a besoin de la musique pour écrire, Jacques c’est plus sur une rythmique, mais y’a pas vraiment de recette. Mais pour Dolziger, la musique a eu beaucoup plus de poids.

SB : Ça se sent, notamment sur le final de Souffle le vent

Alix : On a beaucoup insisté pour l’avoir.

SB : Ah ouais ?

Alix : Oh oui !

 

SB : Ça fait maintenant… 8 ans que vous êtes dans le paysage, est-ce que vous vous en rendez compte ?

Alix : Il y a un an, on finissait la compo’ de notre album, et quand ça a été le cas, Mattia m’avait dit un truc du genre « putain j’ai l’impression que ça fait trois ans qu’on est dessus ». Le temps passe vite mec.

 

SB : Ce n’est pas trop dur cette vie d’ailleurs ? D’être toujours au top ?

Jacques : Y’a des matins difficiles ouais. Et puis t’as vu, y’a le Whisky. (Rires)

 

SB : Deezer, cheval gagnant ?

Alix : Au début ouais. Et puis ils nous ont lâchés sur Je veux te baiser, ils n’ont pas compris. J’ai été super déçu d’eux, parce que je pensais que pour une plateforme indépendante qui justement nous avait mis pas mal en avant pour nos premiers disques, ils auraient pu voir qu’à côté de Je veux te baiser il y avait Novembre et Chimpanzé

SB : Et qu’au-delà de ça, Je veux te baiser n’est pas que, voire même pas du tout ce que son titre laisse à penser…

Alix : Ouais mais tu vois je pense qu’il y a des gens qui ont besoin de trucs pour les aider à adhérer ou à aimer, comme des cautions. Admettons tu vois, parce que j’en attends pas trop de Deezer non plus, c’est une plateforme qui ne pense qu’au pognon, qui s’est fait racheter par Orange et compagnie. Je me suis senti lâché d’autant plus qu’on avait gagné les Deezer de Talents, on se sentait super légitimes qu’ils nous poussent sur notre troisième disque. Et puis non, alors que même chez Deezer le disque marchait bien. Quasiment tout le monde a compris. Aujourd’hui ils reviennent. Et j’ai envie de leur des trucs tu vois...

 

SB : À ce sujet, vous avez fait il y a quelques temps les Deezer Session (un live, sans public), Le live, c’est une expérience meilleure avec ou sans public ?

Alix : Ah non c’est mieux avec. Après ce qui était marrant, c’est que la veille on avait fait le Printemps de Bourges, on était avec Arnaud de Sexy Sushi, donc bons fêtards, et on a passé toute la soirée ensemble parce que c’était mon anniversaire, et donc le matin, on s’est pointé complètement défoncés à enregistrer le truc. (Rires)

 

SB : Vous avez une fascination pour les animaux et les vieux. C’est quoi le délire ?

Jacques : Je pense qu’on trouve beaucoup d’humanité chez eux. Et les vieux, ma foi, c’est cool les vieux. Notre ingé’ son à 60 ans. Mais il en paraît plus. (Rires)

 

SB : Vous avez un rêve concernant Odezenne ?

Mattia : Un premier concert sur la Lune ça me plairait bien !

SB : Tu savais ?

Jacques : Pas du tout ! Mais c’est une super idée, il faut en parler à la NASA ! (Rires) Non mais moi je pense que le rêve est déjà passé. Pouvoir faire des disques, les sortir, faire des concerts, partout, quand t’as 15/16 ans, c’est un peu ce que tu veux.

Mattia : Je trouve ça cool qu’il y ait eu des gens sur MySpace ou Deezer qui aient dit « putain c’est cool ». T’es plus tout seul d’un coup tu vois ? Quand tu fais ça, tu donnes une partie de ton intimité, et là d’un coup y’a des gens qui disent que c’est cool.

 

SB : Vous avez une anecdote par rapport à Dolziger, à la rue Dolziger puisque c’est là-bas que vous avez enregistré l’album ?

Mattia : Quand on est arrivé à Berlin, on avait le studio qui était juste au-dessus d’une boîte Hardcore Dubstep qui s’appelait Subland, et on est tombé en plein début de festival Hardcore qui a duré 4 jours. J’t’explique pas, les murs qui tremblaient, ça commençait à 19h et ça finissait à midi le lendemain. Et ça pendant 4 jours. Là, on a fait « okay, bienvenue à Berlin, comment on va faire pour bosser ici ? ». Et du coup le temps qu’on trouve l’appartement Rue Dolziger, on a squatté le studio.

Jacques : Et du coup on est devenu tarés.

 

SB : En parlant de Subland, ce n’est pas un film également ? Au sujet d’Odezenne je veux dire ?

Jacques : Ouais ouais, mais pour l’instant il fait le tour des festivals. On a signé un accord avec le réalisateur, Noël Magis, dont on aime bien la manière de voir le monde, stipulant mode « okay, tu nous filmes pendant trois ans et tu nous files ton film. Si on l’aime bien on t’aidera à le promouvoir, si on l’aime pas on laissera tomber ». On a adoré donc là on essaye de le coupler à des concerts à la rentrée. Je pense, après j’en sais rien, que ça finira sur internet. Après c’est un film qui passerait bien au cinéma je pense.

 

(Crédit photo : Adrien Benoliel (2016)

 

SB : Question pour le délire : si on rencontrait un jour un alien, et qu’on voudrait lui faire découvrir Odezenne, par quel morceau on commencerait ?

Jacques : Il est fou ce type.

Alix : Moi j’dirais Vodka. Et Cabriolet.

Jacques : C’est bien Vodka et Cabriolet. Moi j’dirais aussi Ciao Ciao.

Mattia : Ouais mais il manquerait pas mal de paroles.

Jacques : On s’en branle, il sait pas c’que c’est ! (Rires)

 

SB : Et Berlin au fait ?

Jacques : L’alcool, la musique, le langage universel quoi. (Rires)

 

SB : Un mot pour chacun de vos trois albums ? Et pour "Rien" aussi bien entendu.

Mattia : Pour "sans. chantilly"… Frais. Pour "O.V.N.I."… Chiadé. Pour Dolziger… Hivernal. Et pour "Rien"… Le tournant !

Jacques : Dans l’ordre : Vert, riche, "Rien"… Je sais pas, et Dolziger c’est froid.

Alix : Pour "sans. chantilly" je dis fleuri guitare, "O.V.N.I." scolaire, "Rien" je dis auxine, Dolziger je dis… Beau.

Jacques : "Rien" je dirais quelque chose de séduisant, d'agréable, de plaisant, genre une pipe, un truc comme ça. (Rires)

 

SB : Je reviens sur "Rien" par ce que ça a l’air de pas mal revenir. C’est quoi le truc avec cet EP ?

Mattia : On a quitté le sampling, et c’est super important.

Alix : C’est le moment où on a commencé à s’affranchir des carcans. Et c’est difficile de s’affranchir de tout ça, des médias. C’est le premier disque qui commence vraiment à nous ressembler.

Mattia : Avec cet EP, on s’affranchissait des derniers codes du Rap qui nous collaient à la peau. Et à un moment tu dois chercher autre chose, autrement.

Jacques : Et puis y’a Rien dedans, ce morceau-là, à chaque fois qu’il part, c’est parle quoi. Et puis on a ordonné l’EP de manière à ce que le morceau, qui est assez sérieux, va permettre de comprendre Je veux te baiser. Et au final, bah non.

 

SB : Les valeurs Odezenne ?

Alix et Jacques, en chœur : la liberté.

Mattia : Je ne vois pas d’autre valeur.

 

SB : Dernière question : c’est quoi la suite ?

Mattia : Essayer de faire un nouveau disque. Je ne sais pas si on y arrivera. J’aimerais vraiment. On a bien poussé sur Dolziger, et je ne sais pas si on arrivera à autant kiffer. Non et puis on peut lui faire toutes les critiques du monde, mais au moment où on l’a fini, on s’est posé des questions sur certains morceaux. On se demandait d’où ils sortaient. Tu ne prends pas une guitare, et tu ne le fais pas en deux minutes. Il y a des morceaux qui ont du sens, après tu aimes ou tu n’aimes pas, mais voilà quoi.

Jacques : Vous ne voulez pas qu’on aille prendre l’air ? J’ai besoin d’une bière ! (Rires)

 

Pour bien finir cette interview, voici Chimpanzé, en exclusivité sur ScreenBreak !

 

 

(Crédit photo de couverture : Maxime Genoud)

 


avatar Maxime le 29/09/2016  -  commentaires

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