Revue série

The Get Down : à la base du Hip-hop.

The Get Down : à la base du Hip-hop.

La série réalisée par Baz Luhrmann (Romeo + Juliette, Moulin Rouge!, Gatsby le Magnifique) entouré de pleins de gens cools comme Grandmaster Flash (le vrai) et Nas nous donnent rendez-vous dans un South Bronx alors en pleine mutation.

Au milieu des immeubles en ruines et dans le bazar ambiant des élections, on suit Ezekiel et sa pineco Mylene, qui se produisent régulièrement sur la scène de l'église du père de celle-ci, l'une au chant et l'autre au piano. Puis Ezekiel - qui au passage écrit des poèmes en scred dans sa cuisine - rencontre Shaolin Fantastic, disciple de Grandmaster Flash, qui lui fait découvrir les "get down", des rassemblements underground où des wordsmith (le pre-MC) débitent des phrases bien senties (la pre-punchline) sur des vinyles martyrisés (le pre-scratch). Ezekiel et ses potes se découvrent une passion et nous la présentent par la même occasion. Mylene quant à elle court après ses rêves de Disco, aidée par son oncle, et rejetée par sa famille...


 

Let's DO THIS!

 

L'ensemble nous donne une vue précise et bien documentée sur la naissance du Hip hop. Les liens avec la Disco et le Gospel y apparaissent clairement, nous rappelant au passage l'esprit de partage et de liberté, à l'époque indissociable de ce mouvement.

Tous les aspects de la culture de l'époque sont présents, aidés par des images d’archives : les vinyles si difficiles à se procurer, les crews des différents quartiers qui s'affrontent à coups de rythmes et de rimes, les graffeurs alors considérés comme des vandales... Le contexte politique n'est pas en reste avec des élections en vue et les magouilles qui s'ensuivent, et bien entendu les questions raciales de l’époque, notamment l’intégration difficile de ces minorités à la société américaine.

 

Ouais ouais gros...

 

Que ce soit l'histoire, les personnages ou même les relations qu'ils entretiennent entre eux, dans ces six épisodes, tout sonne juste et ce malgré le nombre de sujets abordés. Justement, la place est laissée l’interprétation de chacun et plusieurs visions d’un même événement s'entremêlent souvent. Tout ici n’est pas leçon de vie à la Grey’s Anatomy mais plutôt éléments épars de réflexion qui nous amènent à nous poser des questions, à penser.

 

Une série qui satisfera autant les experts qui veulent se souvenir, que les novices curieux de s’introduire à cette culture. On vous laisse sur un extrait parce qu’il en dit plus qu’une bande annonce trop longue !

 

 


avatar Alice le 02/11/2016  -  commentaires

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