Chronique série

Girlboss : ne la sous-estimez pas !

Girlboss : ne la sous-estimez pas !

Une nouvelle série est arrivée sur nos comptes Netflix il y a une semaine : Girlboss, la très libre adaptation du roman best-seller "#Girlboss" sur le destin incroyable de Sophia Amoruso. Véritable Cléopâtre du monde de la mode, elle a su construire son immense fortune à partir de rien et incarne à elle seule l'American Dream. Déscolarisée à 17 ans, très vite indépendante, elle n'arrive pourtant pas à s'en sortir, enchaînant les petits boulots à répétition. Puis lui vint l'idée lumineuse de vendre sur eBay des fringues très cool achetées pour des clopinettes. Mais pas n'importe quelles fringues, des vraies perles rares vintage. Entourée de ses amis, de son copain, cette femme au mini format, à l'obstination sans faille, a la rage de prouver au monde qu'elle a réussi, sans se conformer aux cases que le monde lui impose.

 


Une vraie teigne je vous dis !

 

C'est ainsi que commence l'histoire de Sophia incarnée par Britt Robertson qu'on a put voir dans Under The Dome ou encore Tomorrowland. Avec elle, d'autres têtes plus connues comme Ellie Reed, Alphonso McAuley, Johnny Simmons (Scott Pilgrim ou encore Le monde de Charlie) ou encore Dean Norris. Et derrière l'équipe de production, il y a du beau monde comme Charlize Theron et Kay Cannon qui sont attachées au projet. Netfix a bien mis toutes les chances de son coté pour proposer 13 épisodes qui déchirent. Et ça déchire vraiment ?

C'est un grand oui ! L'actrice principale joue son rôle de jeune femme imprévisible au caractère incroyablement têtu à la perfection. La série se repose essentiellement sur le parcours incroyable de Sophia, mais également sur l'interprétation. Drôle, folle, imprévisible, elle incarne à elle seule l'esprit déluré de Girlboss et en fait une comédie jubilatoire. Mais Sophia, c'est aussi une jeune femme terrorisée à l'idée de devenir adulte, de faire une croix sur ses rêves pour se conformer à l'idée de réussite de son père. En ça, je me suis très rapidement identifiée au personnage principal. La saison passe donc à une vitesse incroyable (il faut dire que le format 30 minutes se dévore littéralement).

En dehors de la performance de l'actrice principale, qui m'a réellement régalé, cette série a le don de me rappeler à quel point le temps passe vite ! On est projeté au début des années 2000 à San Francisco, quand MySpace faisait la loi, qu’eBay dominait tout, que Facebook n'existait pas, et que les sites internet "clé en main" n'était qu'un vague fantasme.  C'est dans cet environnement nostalgique que l'héroïne trace sa route avec à la clé, une belle récompense !

 

Money, money, money

 

Une personnalité incroyable, un destin fou, et pourtant on s'identifie

 

À première vue, cette série branchée "filles" semble ne pas s'adresser à tous les publics. Et faut dire que même si on est une fille, les premiers épisodes semblent se center essentiellement sur la personnalité hors norme de l'héroïne (ce qui est plutôt cool) et sur les vêtements (pour le coup, ce que je trouve moins cool). J'ai failli ne pas dépasser l'épisode un, ayant un peu de mal à savoir où la série allait nous emmener, tout simplement parce que je ne connaissais pas le destin incroyable de Sophia Amoruso qui a inspiré le livre puis la série. Pourtant, cette série est franchement bien foutue, excellemment bien jouée par Britt Robertson, elle nous montre même la face cachée de San Francisco. Ce qui est intéressant c'est comment une fille qui n'avait rien, a réussi à accéder à la Silicone Valley avec des millions de dollars. Et je pense que c'est pour ce dernier point que tu dois la regarder, si ce n'est pas encore fait !

 

 


avatar Aude le 28/04/2017  -  commentaires

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