Chronique musique

Polo & Pan – Caravelle : la beauté lyrique.

Polo & Pan – Caravelle : la beauté lyrique.

L’histoire qui me lie à Polo & Pan est avant tout douloureuse. L’été dernier, j’étais en vacances à Marseille. La veille du départ, je me couche énervé pour je ne sais plus trop quoi, sûrement des trucs de merde comme on en connait tous. Résultat, au réveil, mon dos est bloqué. Genre bloqué. Je bouge un peu, j’ai comme une lance dans le thorax. Je respire, deux lances dans le thorax. Je marche, trois lances dans le thorax. Ô joie, ô douces vacances au bord de la mer !

Après avoir tenté, en vain, de laisser passer quelques jours, je me décide à aller voir la première ostéopathe que je trouve dans l’annuaire. Dans la salle d’attente, un petit poste radio, une bande FM que je ne connais pas, et surtout, un beau et doux morceau : Plage isolée (Soleil levant). Avec mon épave de portable, je shazam le morceau, et découvre Polo & Pan. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est ce morceau qui m’a délivré de la douleur terrible (l’osthéo’ y est sûrement pour quelque chose), mais allez, on a qu’à se dire qu’il y a sacrément contribué !


De retour à Grenoble, je commence à chercher un peu plus, trouve par-ci par-là deux trois EPs ("Dorothy", "Canopée") et adhère assez voire même franchement bien au trip de Paul Armand Delille et Alex Pan, petite salade entre parfum des îles, électro posey et salsa façon OSS117 (honnêtement, je ne sais pas comment appeler ce genre autrement).

Régulièrement donc, les EPs animent mes sessions cuisine. Ça passe… crème (jeu de mots compte double : salade, crème, tu suis ?) ! Non pas qu’ils aient été conçus pour ça (d’ailleurs, au début, je pensais être sur une station radio pour enfants tant Polo & Pan me faisait penser aux travaux du groupe Sz), mais c’est là où ils me détendent le plus (je n’aime pas faire la cuisine, alors ça aide).

La seule chose qui manquait à ce duo, c’était un premier essai, un truc un peu plus solide que quelques EPs, un truc qui nous emmène en voyage un peu plus longtemps… Et c’est pourquoi Polo & Pan ont conçu "Caravelle", un premier album vraiment très très agréable !

 

Alors certes, le bel avion n’échappe pas à cette – triste – tendance du « vas-y j’ai fait des EPs, je vais donc remettre quelques morceaux dans mon premier album » mais sur ce coup, je vais fermer les yeux dessus. D’une part parce qu’ils n’ont pas l’arrogance d’un Kavinsky, d’une autre parce que sur les 12 morceaux qui animent la presque heure de l’album, seulement 4 sont tirés de leurs EPs précédents (Nana, Dorothy, Canopée et Plage isolée (Soleil levant)). Ça va. Et puis merde, j’suis d’bonne humeur, j’ai pas envie de faire mon relou (même si les pluies diluviennes m’en donneraient toute la légitimité) !

Mais revenons-en à ces donc 9 morceaux inédits (hormis Cœur croisé qui a eu le droit à son clip la semaine dernière, et qui m’avait laissé un goût pas super agréable dans les oreilles). L’album se lance sur Abysse, petite pièce instrumentale légère et soyeuse. Comme diraient les anglophones, it is music to my hears. CQFD. Par la suite, nous avons Aqualand, qui reste dans la traînée mais instigue un peu plus de dynamisme. Un peu plus loin, nous atterrissons sur Zoom Zoom, petit lieu des plus posés qu’il soit. Sur Kirghiz, c’est par contre une toute autre ambiance, un peu plus… sérieuse. Mais sérieux ne veut pas dire déplaisant, alors ça passe toujours bien ! Quant à Mexicali, c’est carrément roues libres comme un cocktail un Lundi midi. C’est amusant et rafraîchissant !

Mais la petite spécificité de la "Caravelle", c’est bien évidemment Chasseur d’Ivoire, suivi de Pays imaginaire, un petit combo conclusion très léger et fin.

 

Parfait pour la cuisine quoi !

 


avatar Maxime le 19/05/2017  -  commentaires

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