Chronique film

Spiderman : Homecoming. Introduction de l'Homme-Araignée dans le MCU.

Spiderman : Homecoming. Introduction de l'Homme-Araignée dans le MCU.

Vous le savez, au début des années 2000, Marvel était en faillite. Pour garder la tête hors de l'eau, les dirigeants durent vendre les droits de certains de leurs personnages à d'autres maisons de productions. C'est ainsi que les Quatre Fantastiques, les X-Men et Deadpool atterrirent chez la Fox, tandis que Spiderman et tout son univers finirent chez Sony. Ils comprirent assez vite le potentiel du personnage qui reste un des préférés et du plus connu du grand public. Entre temps, Marvel fut racheté par Sony en 2008, et le MCU fut lancé. Cinq films plus tard, un partenariat fut mis en place entre Marvel et Sony pour partager Spiderman en 2016. Les droits restent à Sony, mais Marvel a dorénavant le droit de l'utiliser dans ses films (pour une durée limitée). Un accord gagnant pour tous les parties ! Ainsi, après une apparition remarquée dans Captain America : Civil War, Spiderman a enfin le droit à son propre film, pour un troisième redémarrage de la saga en moins de vingt ans.

 


 

Le retour de notre Tisseur préféré !

 

 

L'Homme-Araignée affronte le Vautour. Un adversaire moins emblématique que Docteur Octopus, Venom ou le Bouffon Vert, mais reste quand même célèbre parmi les lecteurs. Spiderman revient galvaniser de son action décisive dans les événements qui ont opposé Iron Man et Captain America. À son retour à New York, il se rend compte que les Avengers n'ont pas prévu de l'accueillir dans leur rang, et se convainc tant bien que mal à résoudre les petits crimes du voisinage.

Par hasard, voulant faire ses preuves auprès de Tony Stark, qui fait office ici de mentor, de s'opposer au trafic d'armes extraterrestres orchestrées par le Vautour. De péripéties en péripéties, il devra prouver au monde et à lui-même qu'il est digne de son statut de héros. En parallèle, comme souvent dans les adaptations de Spiderman, il devra jongler avec ses activités de lycéen, endroit où il passe un peu pour un looser.

Le film fait l'impasse sur la genèse de Spiderman, qui avouons-le, nous connaissons par cœur. Des explications sont faites pour expliquer à ceux qui ne le savent pas, mais c'était une bonne idée pour rentrer directement pour développer l'histoire qui nous intéresse ici. Malgré la présence d'Iron Man, pour faire le lien avec les autres films de la saga, l'action est quand même exclusivement centrée sur Spiderman, qui ne se fait pas voler la vedette. La production prend quelques libertés avec l’œuvre originale : ici pas de Harry Osborn, de Mary-Jane Watson ou de Daily Bugle, nous découvrons un univers totalement innovant. On aime ou on déteste.

Les scènes d'actions ne sont pas aussi spectaculaire que dans Avengers ou Gardians of the Galaxy, les enjeux n'étant pas les mêmes, mais sont quand même impressionnantes. Surtout centrées sur les capcités hors normes de Spiderman et des gadgets éblouissants du Vautour, on en a pour son argent. C'est ça qu'on veut pour le Tisseur : de la vitesse et des sauts virevoltants.

 

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Quand on te dit que DC Universe peut challenger le Marvel Cinematic Universe (ok je troll un peu)

 

 

Un film bien dans son temps

 

 

Les derniers films ont été moyennement accueillis par la critique, et Marvel se devait de redorer le blason de son personnage phare, tout en collant le mieux possible à sa personnalité. Pour cela, ils ont mit un grand coup de balais et rajeunit le cast, pour viser les plus jeunes d’entre nous. Tom Holland, 21 ans à peine, succède à Tobey Maguire et Andrew Garfield, qui avaient tous deux quasiment la trentaine au moment de leur apparition à l'écran. On comprend bien que certaines actions, certaines répliques sont mises en place pour séduire la Génération X. Nous autres, gens de la Génération Y, sommes restés accrochés à la première trilogie. De fait, le fait est loin d'être sombre comme l'avait pu l’être certains films Spiderman précédent, voire d'autres films du MCU (et bien loin des DC). Cela frise parfois, rarement, avec l'immaturité, mais on se laisse prendre par le film, et on passe quand même un bon moment. Dans les comics, le Tisseur est en réalité un petit rigolo, toujours à se moquer de ses adversaires et à faire des blagues. Un esprit qui a été bien mis en scène dans Spiderman : Homecoming. Les films Marvel sont reconnus pour leur humour, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Chanceux que nous sommes, nous commençons à avoir tout un tas d'humour différent dans le MCU, de quoi plaire au plus grand nombre, et ça Disney l'a bien compris. La présence de Robert Downey Jr fait donc le lien, mais on comprend aussi qu'il est là pour supporter le film, et donner confiance au public. Pas si évident que ça au bout du sixième film Spiderman.. Michael Keaton, excellent dans Birdman, joue un antagoniste convaincant sans plus. Toujours le même problème des films de super-héros en général : les ennemis sont pas spécialement impressionnants (quelques-uns sortent quand même du lot comme Loki, le Doctor Octopus de Raimi ou le Joker de Nolan).

 

 

 spiderman 3 making my way downtown makin my way downtown GIF

 

La scène qui gâcha tout

 

 

En conclusion, un film Marvel cool, plein de fraîcheur, qui pourra éventuellement rebuter les plus austères d'entre nous. Pour ma part, c'est toujours un plaisir de revoir Spiderman sur grand écran, d'autant plus quand celui-ci est enfin intégré au MCU ! Allez plus que les X-Men et c'est top (qui se soucie des Quatre Fantastique après tout ? ).


avatar Jeremy le 13/07/2017  -  commentaires

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