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Description Key

Critiques de Key

15/08/2017

Dans cette nouvelle dystopie, Margaret Atwood joue avec les codes du genre et nous entraîne dans un roman à la fois glaçant et farfelu. Dès les premières lignes, nous voilà emporté dans l’histoire de Charmaine et Stan, son mari, subissant de plein fouet la crise économique qui sévit aux États-Unis. Sans domicile, sans emploi, le couple subsiste dans leur voiture en tentant de protéger leurs maigres possessions. Jusqu’au jour où Charmaine tombe sur un spot publicitaire qui semble leur proposer LA solution à leurs problèmes…

Le Projet est un vaste programme mettant en scène deux villes jumelles : Concilience et Positron. L’une ville ordinaire, l’autre ville-prison, signer les documents d’engagements permet aux participants de trouver une place dans la communauté de Concillience, un logement, un emploi. Devant cette promesse de jours meilleurs, nos deux protagonistes n’hésitent pas signer. Cependant, loin de l’idylle qu’on leur avait promis, la vie à Concilience est basée sur les interdictions, les contraintes, le conformisme. Mais prêts à tout pour retrouver un peu de dignité, les personnages ne semblent nullement s’en incommoder. Après tout, si les choses sont ainsi, c’est pour que « tout aille bien ». On est parfois étonné par leur façon de se leurrer, aveuglés par leur désir profondément humain d’être heureux, à mesure que le système qui les entoure dévoile ses failles et devient, lui, de plus en plus inhumain.

 

« – Ce n’est pas parce qu’on a perdu la maison, qu’on dort dans la voiture et que tu as été… (elle ne veut pas dire licencié) que tu es un nul. Au moins, tu ne lâches pas prise, tu cherches un boulot. Ces trucs comme la maison et… et… c’est des trucs qui arrivent à des tas de gens. À la plupart des gens.
Ce à quoi Stan répondait toujours :
– Mais pas à tout le monde. Pas à tout le monde, bordel.
Pas aux riches. »

L‘homme se retrouve réifié sous la plume de Margaret Atwood, devient un objet de désir purement sexuel, un acteur économique, une marchandise. La ville de Consilience devient rapidement un théâtre clos, les participants du projet y vivent leur petite routine à cercle fermé : une fois rentré, il est impossible d’en sortir. Dans une routine de conformité, de maisonnettes bien rangées avec draps, serviettes, théières commandés sur le catalogue de la ville, Yoga et films non violents des années 50 diffusés à la télé, travail pour tous et journées régulées, le lieu fermé se transforme en incubateur, faisant resurgir la vraie nature des personnages. Fantasme, sexualité débridée, paranoïa, la ville en vase clos révèle ce qu’il peut y avoir de pire en chacun.

J‘ai été fascinée par ce roman de société qui se lit comme un thriller d’abord, puis comme un récit d’espionnage loufoque ensuite. Le cynisme de l’auteur m’a énormément plus, son style vif, intelligent et absurde captive alors qu’elle remet en question l’idée de liberté des hommes, celle de penser par soi-même, de réellement désirer ce qu’on pense vouloir. Faut-il choisir entre la facilité ou la liberté ? La facilité n’est-elle pas une forme d’enfermement ?

« Consilience = Condamnés + Résilience. Un séjour en prison aujourd’hui, c’est notre avenir garanti. »

Avec cette histoire dérangeante, Margaret Atwood nous propose une dystopie jubilatoire dans laquelle des personnages froids et calculateurs se servent de l’aspiration au bonheur pour contrôler les masses et plonger dans la déshumanisation des hommes. La critique de la société alternant farfelu, absurdité et moments glaçants fait immédiatement penser aux plus grands noms de la SF, le Soleil vert d’Harry Harrisson nous viendra à mainte reprise à l’esprit. Cet univers dystopique réempruntant le décors des fifties dans une Amérique en pleine crise économique m’a conquise.

 

https://libellulelivresque.wordpress.com/2017/08/15/cest-le-coeur-qui-lache-en-dernier-de-margaret-atwood/

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13/08/2017

Un joli titre, une couverture épurée aux tons pastels, ce premier roman de Sophie Nicholls attire l’œil et l’attention.

Le roman est une histoire de femmes chahutées par la vie. On y retrouve des personnages hauts en couleurs, que ce soit dans leur exubérance, comme Fabia Moreno, cette « Mamma italienne » au comportement extravagant et toujours vêtue de façon originale qui tient une boutique de vêtements vintages, ou dans leur côté mystérieux, comme Ella, la fille de Fabia, une adolescente réservée mais au tempérament bien trempé. Ces deux protagonistes sont la force du roman, les deux femmes sont touchantes, autant dans leurs rapports de mère et fille parfois compliqués, que dans leur amourette respective ou dans leurs difficultés à se faire une place dans cette nouvelle ville de York où elles sont rapidement étiquetées comme étrangères.

 

« Aux yeux d’Ella, Mamma n’était que contradictions : d’un côté, les tenues voyantes et le rouge à lèvres éclatant, de l’autre, l’envie de s’intégrer ; d’un côté, le penchant pour l’intrépidité, la couleur, l’originalité – en matière de vêtements, de nourriture, de langues, de gens, de lieux –, de l’autre, le respect des Britanniques et de leurs manières si prudentes, si réservées ; et, bien sûr, au cœur de ces tiraillements, le secret qu’Ella était seule à connaître : Mamma faisait semblant d’être italienne. »

Alternant des moments de légèreté et d’insouciance à des sujets plus sérieux, le roman nous expose la difficulté d’être une mère célibataire, de grandir sans père, le poids du passé et des préjugés face à une xénophobie difficilement acceptable. Pourtant, s’il est dur de ne pas se prendre de sympathie pour les protagonistes et qu’on ne peut que reconnaître la belle écriture très imagée de Sophie Nicholls, je dois avouer avoir eu du mal à rester concentrer sur ma lecture en permanence. J’ai lu les premiers chapitres d’une traite, pour ensuite tomber dans une lecture plus nonchalante, la faute à un manque d’uniformité dans le rythme du récit, qui essouffle par moment et s’encombre de longueurs.
La fin de l’histoire, qui arrive de façon très précipitée, m’a également laissée plus que songeuse, je m’attendais à une révélation surprenante, les mystérieux secrets de Fabia sont en réalité assez terre à terre. Ce dénouement ne parvient pas forcément à redonner un nouveau souffle au roman, qui se termine ainsi de façon assez simple et prévisible et déçoit un peu.

« Fabia adorait le magasin à cette heure là. Le soleil vespéral emplissait la cours à ras bord, et les petits carreaux des vitrines posaient sur le plancher une mosaïque de lumière. Tout luisait, scintillait. Elle en venait presque à croire qu’elle avait bel et bien créé quelque chose de magique. »

Une robe couleur de vent, premier tome de la trilogie Everyday Magic, nous propose une histoire aux senteurs de l’Iran et de l’Italie, une histoire de premiers émois, d’amour renaissant, de souvenirs et de lien entre mère et fille. On ressort de ce roman feel good légèrement déçu par son manque de rythme, mais le fond de l’histoire est très plaisant et en fait un récit distrayant.

 

https://libellulelivresque.wordpress.com/2017/08/13/une-robe-couleur-de-vent-de-sophie-nicholls/

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05/08/2017

La Désobéissante est une dystopie à la française, un roman d’anticipation qui prend racine dans notre capitale parisienne pour nous exposer (et dénoncer) des sujets pourtant universels. Et surtout, des sujets très actuels.

Jennifer Murzeau n’y va en effet pas par quatre chemins pour nous présenter ce Paris futuriste dans lequel la société entière n’est plus qu’un amalgame d’injustices, d’inégalités sociales, de désespoir, de violence et d’incertitudes. On imagine sans mal l’atmosphère ultra-polluée, les sans domiciles qui jonchent les rues, la mort qui sévit partout à coup d’agressions ou d’actes terroristes, la difficulté de survivre dans un système qui n’a quasiment plus rien d’humain. Il est à la fois fascinant de contempler ce futur hypothétique dans le confort de notre monde actuel, et terrifiant de réaliser qu’il est déjà possible de trouver des prémices de toutes ces choses horribles dès aujourd’hui. Il n’y a pas à dire, le roman de Jennifer Murzeau est plus proche de notre actualité que l’on peut le croire au départ.

 

« On clique, on se repaît de l’horreur, on se paye des frissons qui laissent sans voix et sans volonté, qui n’autorisent que l’émotion ou l’effroi. Pas d’analyse, jamais. Mais des flashs, des alertes, des urgences, tout un tas d’injonctions qui obligent l’attention et détournent la réflexion. Vendre l’apocalypse, plutôt que penser la renaissance. »

C‘est dans cette époque en perdition que vit notre Désobéissante. Bulle est une jeune femme a priori tout ce qu’il y a de plus banale, si ce n’est qu’elle a la chance (ou la malchance ?) de travailler et de gagner sa vie. Elle a conscience des horreurs de son monde, de ses injustices et se contente de survivre dans son quotidien robotisé et pollué. Jusqu’au jour où elle apprend qu’elle attend un enfant. La grossesse de Bulle devient alors le déclic, l’instant de cassure amené par toutes les questions qui surviennent avec la venue de cet enfant : comment accueillir un enfant dans un tel monde, comment vouloir faire subir à un petit être de telles atrocités ? Bulle le décide alors, la seule façon de s’en sortir, et de se rebeller, de ne plus plier l’échine et d’avancer.

« Je suis un vieil homme, mademoiselle. Un vieil hommes las, et aigri, n’ayons pas peur des mots, alors je peine à me projeter dans une mouvance révolutionnaire. Mais je sais que certains n’ont pas tout à fait renoncé. »

S‘il y a évidemment quelque chose de fascinant dans La Désobéissante, c’est l’aperçu de ce futur hypothétique. Celui qui frôle la science-fiction avec ses avancées technologiques, ses grands dômes de verre qui parsèment la capitale, ses métros version 2.0, ses unités robotiques qui parcourent les rues. Et celui que l’on pense improbable mais qui nous rappelle à force de détails vers quoi notre monde pourrait facilement tendre si nous ne réagissons pas. La dénonciation de l’auteur combine tour à tour le réchauffement climatique, les inégalités, le pouvoir des industries et de leur lobbies, la soumission passive, autant d’éléments déjà ancrés dans notre actualité et dont j’ai adoré voir les dérives décrites et imaginées. Pourtant, cet élément qui m’a tellement plu, est également celui qui m’a le plus dérangé. La Désobéissante est un roman assez court, (seulement 270 pages), l’auteur va souvent droit au but et use donc de caricatures et clichés assez incisifs et d’un ton très vindicatif qui m’ont parfois semblé très froid, plus proches de la simple dénonciation que du ressentis des personnages. Pour dire les choses clairement : pour moi, il manquait parfois clairement d’émotions et de poésie. Je n’ai pas toujours réussi à être touchée par les personnages et ce qu’ils endurent, par leurs difficultés, leurs rêves de changements et d’avenir meilleur. Je n’ai pas entièrement réussi à m’investir dans cette histoire par laquelle j’aurais aimé me sentir totalement concernée.

Reste à ce nouveau roman de Jennifer Murzeau sa force dénonciatrice, sa grande actualité qui en fait un livre dans l’air du temps et sa capacité à nous faire croire, et espérer, que dans le pire à venir, il pourra aussi y avoir de l’espoir et des solutions pour s’en sortir.

 

https://libellulelivresque.wordpress.com/2017/07/13/la-desobeissante-de-jennifer-murzeau

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05/08/2017

Quelques minutes après minuit fut, le temps de quelques jours (le temps de lire le livre juste avant d’aller voir l’avant-première de son adaptation par Juan Antonia Bayona au cinéma), une vraie bouffée d’oxygène à la fois libératrice et bouleversante.

La vie de Connor n’a rien de rose, on le comprend dès le début de son histoire lorsque, dès les premières pages, on se retrouve face au constat de la maladie de sa mère. Malgré tout, le ton reste assez enfantin au départ, on est après tout dans la tête d’une jeune garçon de treize ans. Ce n’est que progressivement que l’aspect très sombre du roman s’infiltre dans le ton du récit. On se retrouve alors face à ce petit bout d’homme pris au dépourvu, plaqué au sol par des évidences qu’il ne parvient pas à accepter, embarqué dans une spirale dont il ne parvient plus à s’échapper. Pour Connor, la solution à cette avalanche qui vient bouleverser son univers est le Monstre. Il apparaît toutes les nuits à 00:07 pile et lui affirme qu’il a trois histoires à lui raconter avant que ce soit au tour de Connor de lui raconter sa propre histoire.

 

« Les histoires sont les choses les plus sauvages de toutes, gronda-t-il. Les histoires chassent et griffent et mordent. »

Sous le couvert du fantastique, Patrick Ness nous raconte l’histoire de l’acceptation, de la vérité et de ses conséquences. On se retrouve entraîné dans les colères, les peurs et l’impuissance de ce jeune garçon qui ne parvient plus à garder pieds dans les événements qui s’enchaînent.

« Mais qu’est ce qu’un rêve Conor O’Malley ? dit le monstre en se penchant pour rapprocher son visage de celui du garçon. Qui peut dire que ce n’est pas tout le reste qui est un rêve ? »

Plus qu’un simple récit sur la maladie, le deuil et la crainte de perdre un proche, Quelques minutes après minuit est une quête initiatique, un hymne à l’amour, un roman d’apprentissage aux aspects de conte qui nous percute et nous enchante autant qu’il nous effraie.

« On n’écrit pas sa vie avec des mots. On l’écrit avec des actes. Ce que tu penses n’est pas important. C’est ce que tu fais qui compte. »

Avec le roman de Patrick Ness, une certitude : petits comme adultes, on en prend à la fois plein les yeux grâce aux sublimes illustrations de Jim Kay, mais aussi plein l’esprit grâce à la magnifique plume de l’auteur et finalement, également grâce aux sujets, plein les idées.

 

https://libellulelivresque.wordpress.com/2017/07/17/quelques-minutes-apres-minuit-de-patrick-ness

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05/08/2017

Mais où est donc passé le Chuck Palahniuk de ses débuts ?! J’ai beau observer entre les lignes, fouiller les mots, chercher dans les recoins de l’histoire, de l’auteur américain à la verve incisive que j’aime tant, je ne retrouve dans le Purgatoire que des miettes.

J‘attendais pourtant le roman avec impatience, si Damnés ne m’avait pas totalement conquise, j’étais plutôt enthousiaste à l’idée de retrouver Madison, notre petite héroïne vouée aux Enfers. Mais rien à faire, cette suite n’arrive non seulement pas à la cheville du premier tome, mais elle est même bien loin en-dessous.

 

« Écrire un blog honnête, c’est la meilleure manière de dé-vivre sa vie. C’est comme de dé-manger tout un cheesecake au beurre de cacahuètes, et c’est tout aussi salissant. Les entrailles grises tordues, fripées et plissées de mon esprit constituent pour l’intellect une sorte de ventre. Les tragédies ulcèrent. Les comédies nourrissent. Au final, soyez-en bien sûrs, vos souvenirs survivront longtemps à votre chair – j’en suis témoin. »

Bien loin des Enfers, Maddy se retrouve cette fois bloquée sur Terre sous la forme d’un fantôme, coincée dans le fameux Purgatoire vu par Palahniuk. Loin d’être aussi inventif que la visite des Enfers de la jeune ado, ce retour sur Terre est surtout le prétexte pour nous raconter les quelques années de vie de Madison avant sa mort, tout en introduisant l’idée qu’une histoire de destinée se cache peut-être derrière tout ce qui arrive à notre protagoniste. Le tout, raconté par la jeune fille elle-même sur internet et posté sur le « Doux Tweeter ». Dans le fond, le récit se suit sans problème, Madison est toujours autant haute-en-couleurs avec son mélodramatisme confondu à un esprit parfois très terre à terre. Palahniuk insuffle de son cynisme dans les pensées de son personnage, on sent bien que l’auteur se cache derrière tout ça. Mais peut-être pas suffisamment. Comme dans Damnés, la jeunesse de Madison est, à mon sens, un frein à l’élan venimeux de l’auteur. Trop de candeur habite cette petite fille pourtant élevée au Xanax par des parents ultra-libéraux, ultra-naturistes et ultra-paparaziés.

« La boucle ridée qu’est le cerveau humain ressemble indéniablement à des intestins gris, et c’est dans ces boyaux pensants que mes expériences sont divisées, consommées, de façon à former l’histoire de ma vie. »

Et surtout, il s’agit de l’occasion pour Palahniuk de plonger dans le registre du « pipi, caca, zizi » et autant le dire tout de suite : j’ai totalement détesté. Ce mélange de glauque et d’enfantillage constant m’a laissé une impression de malsain à la limite de l’écoeurement. Loin d’être admirative devant l’audace de l’auteur, j’ai bien vite était lassée par toutes ces avalanches de sexe, de cadavres en putréfaction et de fluides de toutes sortes. Autant c’était assez amusant dans Damnés dans un contexte fantastique, autant là, j’ai trouvé ça dégoûtant.

Ce deuxième tome de la trilogie de Madison Spencer me laisse un goût amer, je n’ai pas été convaincue par cette suite et si je lirai à coup sûr le prochain tome, ce sera à reculons.

 

https://libellulelivresque.wordpress.com/2017/07/19/le-purgatoire-de-chuck-palahniuk

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